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    La Fondation ONA suscite des partenariats en faveur des enfants diabétiques

    Par L'Economiste | Edition N°:38 Le 16/07/1992 | Partager

    La Fondation ONA a décidé d'inscrire dans son programme des actions médico-sociales pour l'enfance. Des salles de jeux ont été réalisées dans plusieurs hôpitaux au profit des petits malades.
    Parallèlement elle a décidé de prendre en charge depuis 1990 le traitement médical des enfants diabétiques à travers tout le territoire. Ces actions ont déjà donné des résultats.

    Des salles de jeu contre le stress

    La Fondation ONA a aménagé des locaux dans chaque hôpital d'enfants et les a équipés en salles de jeux et de loisirs.
    Cette initiative est le fruit de la collaboration entre la Fondation, les autorités hospitalières, HITACHI, PHILIPS, la CNSS, le Ministère de la Jeunesse et des Sports et le Ministère de l'Artisanat et des Affaires Sociales.
    Pour M. A. Slaoui, professeur en médecine, la plupart des méthodes thérapeutiques conçues pour soigner les enfants "caractériels" se fondent sur le jeu comme la psychorythmique ou le psychodrame. Ces salles de jeu permettront de combattre le stress des soins et la solitude des enfants hospitalisés.
    Ces salles sont équipées en jeux éducatifs et de loisirs. D'autre part, une bibliothèque et un matériel audio visuel ont été installés. Ceci permettra aux enfants de continuer à mener une vie normale parallèlement aux soins médicaux .
    Suite à l'expérience de deux salles pilotes à l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca et Ibn Sina de Rabat, deux salles furent ouvertes au cours du premier trimestre 1992 à l'hôpital Ben M'sik Sidi Othmane de Casablanca et Mohammed V d'El Jadida. Ces dernières bénéficient d'un programme d'animation proposé par la psychologue de la Fondation ONA et approuvé par les médecins responsables.
    Deux autres salles sont en chantier à l'hôpital Ibn Khatib de Fès et Mohammed V de Meknès. Ces salles seront équipées et livrées prochainement. Au courant du troisième trimestre 1992, deux autres salles seront équipées à Marrakech et à Safi, respectivement dans les hôpitaux ER-Razi et Mohammed V.
    Cette action sera étendue à l'ensemble du pays.

    Gérer son diabète

    Le deuxième volet de l'action de la Fondation consiste à prendre en charge les soins médicaux de l'enfant diabétique afin qu'il puisse bénéficier d'une scolarité normale.
    Le diabète de l'enfant est la plus fréquente des maladies endocriniennes. "Le diabète de l'enfant est une affaire d'insuline" selon le Professeur A. Balafrej. Il nécessite une à deux injections d'insuline par jour. Cependant, les résultats qui découlent de l'insulinothérapie dépendent de deux paramètres, notamment l'éducation sanitaire et la qualité du traitement.
    Le traitement de l'enfant diabétique doit s'accompagner d'une formation et d'une information du malade. L'enfant diabétique doit apprendre à gérer sa maladie. Il doit apprendre à faire sa propre injection d'insuline, ses analyses d'urine, à tenir un carnet de surveillance et à adapter les doses quotidiennes d'insuline aux résultats observés. Pour le Pr. Slaoui, si le diabète concerne toutes les classes socio-économiques, il est évident que "la pauvreté constitue un facteur pronostique fâcheux".

    L'étude menée par le Pr. Balafrej démontre que 30% seulement des patients sont pris en charge par des mutuelles et les 70% restants sont des indigents dont l'éducation sanitaire ne peut être obtenue que grâce à une prise en charge dans une consultation spécialisée.
    Au Maroc jusqu'en 1986, les enfants diabétiques nécessiteux recevaient une injection d'insuline par jour sans contrôle d'urines.
    Il s'agissait alors de l'insuline cristallisée classique. Malgré la bonne volonté des médecins praticiens, ces enfants étaient sujets à des complications et à une hospitalisation plus fréquente.
    L'expérience menée à Rabat à l'initiative de la Fondation ONA s'est étendue à Casablanca puis à El Jadida, Fès, Marrakech, Safi et Essaouira. La BCM s'est engagée à prendre en charge tous les frais concernant les enfants diabétiques de la ville de Fès. Les laboratoires Laprophan et Bayer ont accompagné l'action de la Fondation en faveur des enfants diabétiques. Une réunion s'est tenue le 7 Juillet à Casalanca pour évaluer les actions menées et celles à entreprendre. Un appel a été adressé à toutes les entreprises qui veulent porter secours aux enfants malades.

    M. H.

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