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Economie

La Fondation Hassan II enquête sur les investissements des MRE

Par L'Economiste | Edition N°:1809 Le 12/07/2004 | Partager

. Ils préfèrent investir dans les microprojets . Les deux tiers des projets sont financés sur la base d’apports personnels. Seuls 18% d’entre eux ont recours à une étude de faisabilité «Mieux connaître les MRE pour mieux les servir». C’est la devise qui a été à la base de l’enquête lancée par la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger (MRE) et dont les résultats ont été rendus publics lors d’un séminaire consacré aux investissements des MRE. Cette enquête, réalisée en mai dernier, a porté sur la nature et la taille des investissements des MRE. Pour Omar Azziman, président délégué de la Fondation, le but est de rassembler les connaissances précises sur la réalité des projets initiés par la communauté marocaine installée à l’étranger. Il s’agit également d’organiser leur implication dans l’effort de développement du pays. Ils ont des compétences qu’il s’agit de valoriser. Il faudrait cesser de ne voir en eux que le volume des transferts, a dit l’ancien ministre de la Justice à l’occasion de ce séminaire de deux jours consacré au développement et à l’investissement, les 8 et 9 juillet à Rabat. A l’ouverture du séminaire, le président de la Fondation a formulé un souhait: ces deux journées de réflexion constituent un point de départ pour mobiliser les compétences marocaines désireuses de prendre part au développement économique du pays. Il veut également que les opportunités d’investissement soient identifiées. En d’autres termes, il a souhaité que leurs contributions soient un soutien décisif à la mise à niveau de l’économie et à la construction de partenariat des économies structurées et libérales.Les révélations de l’étude sont intéressantes. Ainsi, les deux tiers des projets sont financés sur la base d’apports personnels. Le recours au crédit bancaire reste faible. Seuls 31% des investisseurs marocains à l’étranger y ont recours. Le crédit accordé par les banques est estimé en moyenne à 1,4 million de dirhams. Bank Al Amal a financé en partie 15 projets. Côté négatif, l’enquête a soulevé l’absence de suivi direct et régulier des placements des MRE. Ceci a des répercussions sur leur investissement. Cette recherche a permis de savoir aussi que les MRE n’ont pas recours systématiquement à une étude de faisabilité (18%) ou le conseil d’une banque (10%) pour s’assurer de la viabilité du projet. Pour Fouad Sefroui, professeur universitaire, l’enquête a ressorti les caractéristiques de l’investisseur marocain résidant à l’étranger: profil, revenu, trajectoire, origine géographique et coût d’investissement. Dans l’ensemble, les MRE, qui ont investi au Maroc, sont toujours dans le pays d’accueil. Cette recherche révèle le profil type de cet investisseur. C’est plutôt un homme âgé de moins de 47 ans, ayant émigré au cours des années 70. Les femmes ne représentent que 2,5%. Près de 85% des personnes interrogées ont émigré pour trouver un emploi et seuls 10% pour des études. Près de la moitié de ces investisseurs MRE n’ont reçu aucune formation. Et 30% ont suivi des études secondaires dont 15% seulement ont atteint un niveau universitaire. Ce sont les petits projets d’investissement qui intéressent nos compatriotes à l’étranger. Près de 40% des investissements ne dépassent pas 500.000 DH. A peine 14% des projets atteignent 5 millions de DH. Les investissements agricoles viennent en tête dans les provinces de Beni Mellal, Chichaoua et Nador. La première province concentre près de 60% des exploitations recensées. Le secteur industriel crée le plus grand nombre de postes d’emploi permanent avec seulement 30% du total des projets.Selon Abdesslam Ftouh, directeur du pôle de promotion économique à la Fondation, cette étude a été lancée pour répondre aux nombreuses demandes des MRE qui veulent connaître les niches d’investissement et participer au développement du Maroc. «Nous avons engagé une étude préalable auprès des autorités locales avant de l’étendre directement aux intéressés par un mailing», note-t-il. Finalement, la prospection a été menée sur le terrain pour connaître leurs besoins en matière d’investissement. Pour ce responsable, les MRE constituent une force de propositions, de compétences techniques et un savoir-faire qui ne demandent qu’à s’investir. Leurs appréciations de la situation économique est constructive.


Le transfert des MRE

Le transfert des MRE a dépassé 34 milliards de DH en 2003. Pour mieux servir la communauté marocaine à l’étranger, la Fondation, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM), a mis en place un observatoire. . Omar Azziman, Omar Azziman, président de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger, est déterminé à mobiliser les compétences désireuses de prendre part au développement économique Fadwa EL GHAZI

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