×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La flambée des achats pour les fêtes de fin d'année : Alcools: Les mutations de consommation

    Par L'Economiste | Edition N°:160 Le 29/12/1994 | Partager

    Pour les fêtes de fin d'année, c'est la frénésie à tous les rayons. Aujourd'hui, les goûts sont en mutation. Avec la concurrence, la contrebande et les taxations mais aussi les interdits de consommation, le marché de l'alcool subit actuellement toutes les attaques.

    La frénésie des achats de boissons alcoolisées pour les fêtes de fin d'année bat son plein. Une floraison d'habillages de fêtes et de box-palettes de présentation s'épanouissent sur les rayons pour le champagne. Celui-ci reste La Boisson des fêtes, dont le pic de consommation se situe à cette période. Les marques se bousculent sur les rayons et étalages, telles que Pommery, commercialisé par Foods & Goods, Moët et Chandon, importé par Bourchanin, brut impérial le plus vendu en France et occupant la seconde position au Maroc après Laurent Perrier de la société Sapraf.

    De nouvelles façons d'être

    Cependant, selon l'expression des dirigeants de la société Bourchanin, la fin 1994 est "beaucoup moins festoyeuse que l'année précédente. C'est la morosité générale". Avis partagé par les dirigeants de la société Foods & Goods, selon qui "la consommation reste plus réservée par rapport à 1993".

    Et tandis que, sur les rayons, chacun a l'oeil braqué sur les déploiements d'astuce, d'imagination et de budgets engendrés par la période des "fêtes", le consommateur change de comportement et d'habitudes. Il se crée de nouvelles façons d'être. Les alcools blancs, particulièrement la vodka ou le gin, donnent le ton.

    Le "monde de la nuit", prescripteur de premier plan, se segmente, se diversifie, réinvente ses échelles de valeurs, ses clans et son apport à la façon de consommer les boissons alcoolisées.

    Selon les professionnels, "le Marocain consomme de plus en plus une marque et non un produit". Il y a donc un souci net d'identification à une marque. Celle-ci, avance M. Georges Emmanuel Benhaïm, PDG de la société Foods & Goods, est un système de référence ou un système d'adhésion à des valeurs, comme le snobisme par exemple, qui sont des valeurs à exploiter sur le plan marketiNg.

    Aujourd'hui, et concernant les tendances de consommation, en tête des spiritueux qui demeurent au beau fixe, le rhum blanc continue de s'ancrer dans des valeurs d'authenticité, de terroir, de simplicité. Le rhum blanc, convivial, n'est pas un alcool de déprime: c'est un alcool heureux.

    Les alcools en essor sont aujourd'hui blancs.

    Le gin représente un enjeu d'autant plus important que sa qualité reconnue de "spiritueux à mélanger" correspond à un mode de consommation en progression, en particulier chez les jeunes mais aussi chez la gente féminine.

    Produit "festif"

    Pour la transparente venue du froid, la vodka, particulièrement la marque Absolut, poursuit sa communication haut de gamme internationale, à travers le monde de la mode et du Happy Few ultra-branché de la nuit. Cette marque est commercialisée au Maroc par la société Bourchanin.

    La bière, un peu oubliée lors des fêtes de fin d'année, mais très prisée le reste du temps, se veut de plus en plus "branchée". Tel est le cas de la marque Corona Extra, produit "festif pour les fêtes de fin d'année", importée et commercialisée par la société Foods & Goods. Officiellement lancée au Maroc le 12 juin 1993, cette bière est "un produit qui se veut haut de gamme et qui s'adresse à une population cosmopolite essentiellement ouverte sur le monde de la communication et de la détente", explique M. Benhaïm. La Corona répond à un besoin des consommateurs qui n'attendent plus seulement un produit désaltérant, mais aussi une boisson qui les positionne tout comme les amateurs de vin. Ce produit est, selon l'expression de M. Benhaïm, un signe de reconnaissance bien défini: "nous avons les mêmes valeurs, partageons-les". Toute la stratégie publicitaire s'appuie ainsi, non pas sur l'aspect produit, mais plutôt sur l'appel à "l'intelligence du consommateur", c'est-à-dire à l'association des couleurs et des idées.

    Par ailleurs, le marché du whisky, actuellement en stagnation, se trouve aujourd'hui inondé de produits bas de gamme. Pour les professionnels, en l'absence de strictes barrières réglementaires et d'informations claires pour le consommateur, un certain nombre d'importateurs, par le biais de producteurs, jouent de la naïveté de l'amateur pour fabriquer à peu près "n'importe quoi". Certaines marques sont composées de 80% de spiritueux et 20% d'alcools.

    "Opérations terrains"

    La législation européenne a obligé les distributeurs à inscrire la mention "esprit de whisky". Ceux-ci ont traduit "esprit" par "spirit", et ont inondé les marchés de "spirit of whisky", spirit en tout petit, whisky en très gros, jouant ainsi un peu plus sur la confusion des étiquettes.

    Les marques de whisky haut de gamme, outre les taxations, des droits de douane élevés et une contrebande qui représente près de 50% du volume de la consommation d'alcools, travaillent toutefois sur le long terme. Et ce, à la fois dans les circuits prescripteurs, dans la communication publicitaire aussi précaire soit-elle et dans des opérations "terrains" d'image et de fidélisation.

    Meriem OUDGHIRI

    Du bon usage du champagne

    Avec ses bulles et sa couleur d'or, le champagne ensorcelle. Puissants et riches, rosés et chatoyants, demi-secs et ronds, les champagnes racontent tous les styles de la terre champenoise.

    Ils peuvent être blancs de blancs quand ils sont élaborés avec le cépage chardonnay ou blancs de noirs quand ils mélangent pinots noirs et meuniers. Le plus souvent, pourtant, les champagnes sont le résultat d'un mélange savant de cépages et de terroirs différents.

    Pour le transport, la conservation, la température ou la consommation, le champagne est soumis à certaines conditions.... d'usage.

    Il s'agit donc:

    Du transport: Eviter de boire une bouteille le jour de l'achat, surtout si elle a été transportée en voiture. Tout simplement parce que le gaz sera trop expansif.

    De la conservation: La bouteille doit être couchée, à l'abri de la lumière. Si possible en cave.

    De la température: Proscrire absolument le passage, même bref, au freezer. La bonne méthode consiste à rafraîchir dans un récipient empli d'eau et de glace. Un petit quart d'heure amènera une bouteille remontée de la cave ou sortie du placard à la température idéale, environ 8°C.

    Du service: Bannir les coupes (les bulles s'échappent trop vite) et le fouet à champagne. Il faut préférer les flûtes en forme de tulipe qui gardent et canalisent les arômes (même si ce sont des "verres à vin"). Elles devront être sans dépôt calcaire, sans trace de détergent, parfaitement sèches mais sans peluches de torchon. Présence et qualité des bulles en dépendent. On ne secoue pas la bouteille ni ne fait sauter le bouchon. Un vin reposé et frais ne doit pas s'échapper. Verser un doigt, laisser reposer la mousse, compléter le verre (qui n'aura pas été "refroidi" en le trempant dans l'eau glacée: le vin serait dilué).

    Quand boire le champagne?: Les bons champagnes sont commercialisés prêts à être consommés. Ne pas garder longtemps ce vin en cave ou au placard: seul le vieillissement au contact des lies, avant le dégorgement, bonifie le vin. Après cette opération, il entame son déclin. Les blancs de blancs sont en particulier à boire vite (on les choisira pour les apéritifs). Seuls les vins plus vineux, issus majoritairement de cépages noirs, s'accommodent d'un relatif vieillissement après le dégorgement.

    M.O.

    Lexique de différents alcools

    - Le Gin: Eau-de-vie aromatisée originaire des Pays-Bas, mais qui a trouvé son plus grand développement en Angleterre sous le nom de London dry gin.

    - Le Pastis: Alcool obtenu en mélangeant de l'alcool pur et de l'anéthole (essence d'anis) à raison de 2g par litre. La préparation est laissée quelques dizaines d'heures en présence de poudre de réglisse pour en adoucir le goût. Elle est ensuite filtrée, sucrée, réglée avec de l'eau à 40 ou 45°. Le pastis reste un apéritif très populaire; il se boit avec de l'eau, qui provoque l'amusant phénomène du louchissement.

    - La Vodka: Eau-de-vie de grain, de betterave ou de pomme de terre, distillée et filtrée jusqu'à devenir neutre, puis légèrement aromatisée et réglée autour de 40° avec de l'eau déminéralisée. La vodka ne nécessite pas de vieillissement et elle est produite dans de nombreux pays. Bien qu'elle est originaire de Pologne et de Russie, c'est une vodka américaine, la Smirnoff, qui détient la plus grosse part des ventes dans le monde.

    - Le Whiskey: Eau-de-vie irlandaise ou américaine; ces deux pays, en effet, ont adopté cette orthographe différente de celle du whisky écossais.

    - Le Whisky: Eau-de-vie de l'Ecosse ou du Canada. Le whisky écossais est nécessairement dénommé "scotch whisky", qu'il soit "pure malt", "single malt", "blended", "old", "fine"... Le whisky est un alcool de grain qui doit son arôme au malt d'orge utilisé, qui est par ailleurs imprégné d'un fumet de tourbe de bruyère.

    Une double distillation de l'orge fermentée sous l'action de levures donne un "whisky de pur malt", titrant généralement 64°, et qui vieillit en fût un minimum de trois ans.

    La classification des whiskies se fait en fonction de la région d'origine et du type de mélange qui a été effectué. De nombreux whiskies de qualité portent d'autre part le nom des distilleries qui les ont produits.

    C'est dans les Highlands que se situe l'essentiel de la production de whisky, avec de nombreux "single malts", c'est-à-dire des wiskies issus d'une seule distillerie.

    Les "pure malts" sont des assemblages de différents "single malts", à l'exclusion de tout autre alcool.

    Les "blended scotches" sont des compositions effectuées à partir de différents whiskies et d'alcool de grain; ils sont d'un goût léger, mais représentent la plus grande part des ventes de whiskies dans le monde.

    Source: Dictionnaire des vins et alcools

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc