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La fiscalité gagnerait à plus de simplification
Jean-Luc Martinet, président de la Chambre française du commerce

Par L'Economiste | Edition N°:2229 Le 08/03/2006 | Partager

. Pourquoi ne pas réfléchir à la «flat tax» (impôt unique)?. La CFCIM s’est positionnée pour la gestion du parc de l’Office des changesCoorganisatrice de France Expo, la Chambre française du commerce et de l’industrie du Maroc (CFCIM) est un des relais les plus importants de flux des affaires entre la France et le Maroc. C’est aussi l’une des plus importantes organisations patronales du Maroc avec 3.600 adhérents dont 800 à capitaux français. Jean-Luc Martinet, son président, s’exprime sur l’environnement économique de la PME, les projets en cours et l’évolution des missions de la Chambre.- L’Economiste: Quels sont les aspects de l’environnement de l’entreprise qui vous paraissent perfectibles? - Jean-Luc Martinet: Tout est toujours perfectible! Si nous regardons le chemin parcouru depuis 20 ans, on se doit d’applaudir car de nombreux freins ont été levés. Du côté des améliorations, celles de la fiscalité seraient souhaitables. Le poids de l’impôt sur les salaires est aujourd’hui trop lourd. Il ne permet pas de motiver les cadres par le salaire. Une fiscalité lourde freine inéluctablement le développement de l’emploi.En outre, la multiplication des exonérations rend la fiscalité complexe à gérer, voire illisible. Nous avons besoin d’une simplification comme cela a été fait dans de nombreux pays. Certains, notamment les pays de l’Europe centrale ont même adopté la «flat tax», l’impôt unique. Il faudra peut-être approfondir la réflexion dans ce domaine. De plus, c’est bien d’avoir une fiscalité, encore faut-il qu’elle soit applicable à tous. Affichons une vraie volonté d’éradiquer l’informel. Les entreprises qui investissent pour améliorer leur rendement sont en compétition avec celles qui détournent 20% de TVA. C’est de la concurrence déloyale.- De quelle nature sont les difficultés rencontrées par la PME?- Il y a deux types de PME. Celles qui sont installées depuis longtemps et habituées à fonctionner au travers d’un modèle fermé que j’appelle économie de rente. Aujourd’hui, la mondialisation impose à l’entreprise d’être compétitive. Si certaines réussissent leur mutation ce n’est pas le cas pour d’autres qui sont amenés malheureusement à disparaître alors que des actions ont été menées par différents partenaires pour la mise à niveau. Seulement voilà, nous ne sommes pas aller jusqu’au bout de la démarche.Quant à la PME étrangère, elle rencontre deux difficultés majeures: le manque de profondeur du marché et les spécificités de l’environnement qui est singulièrement différent de celui auquel elle est habituée. Je voudrais souligner la difficulté structurelle la plus contraignante pour les dirigeants d’entreprises, à savoir la lourdeur de la législation du travail. Autre gêne, c’est la reconnaissance par les banques et les institutions financières des projets d’investissements économiques, le temps d’adaptation est trop long.- Qu’en est-il de la gestion du parc industriel que la Chambre française gère à Bouskoura? Etes-vous toujours intéressé par la gestion du parc d’exposition de l’Office des changes?- La spécificité du parc de Bouskoura est la gestion du foncier. Le terrain n’est pas à vendre, mais dédié à la location (5 dirhams/m2). La philosophie qui sous-tend ce site est une lutte contre la spéculation foncière de manière à donner la possibilité aux entrepreneurs de se concentrer sur leur métier et investir pour le développement de leur entreprise sans être dans l’obligation de s’endetter. L’accès foncier ne doit pas constituer un frein au développement! A ce jour, la surface est occupée à hauteur de 80%. Nous pensons que dans 6 mois, nous serons à 100%. Ce succès nous a conduit à mener deux actions. Primo, la construction de locaux de services pour l’entreprise qui seront réalisés pour la fin de l’année. Secundo, le lancement d’une étude pour l’extension (de 30 ha) de la zone industrielle(1).

Délocaliser l’organisation des salons au Maroc

Pour ce qui est du parc d’expositions de l’Office des changes, oui, nous nous sommes positionnés et nous attendons le cahier des charges. Nous comptons nous appuyer sur l’expertise de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris pour la gestion de ce projet. L’objectif est de nous permettre de délocaliser l’organisation de certains salons qui se déroulent en France à Casablanca et d’enrichir l’offre de salon professionnel et sectoriel au Maroc.- Comment évolueront vos missions avec le transfert d’une partie des attributions de la Mission économique?- C’est un transfert de réalisations d’opérateurs! En termes de services, rien ne changera si ce n’est que ce sera la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc qui assurera cette mission. Les prestations dédiées au monde de l’entreprise comme l’accueil, le traitement, les études stratégiques… seront menées par la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc. Il convient de préciser que nous avions déjà commencé à travailler dans ce sens pour des opérations telles que France Expo par exemple.De plus, les échanges globaux entre la France et le Maroc s’illustrent par un dynamisme non pas retrouvé mais consolidé. L’Etat français a opté pour le renforcement de sa présence au Maroc et pas le désengagement. C’est un nouveau souffle insufflé aux relations économiques franco-marocaines.


La structure du commerce franco-marocain

Au moins un quart du commerce extérieur marocain se fait avec la France, soit 5,3 milliards d’euros (58,3 milliards de dirhams) en 2004. L’Hexagone reste le premier fournisseur du Maroc avec 18% de part de marché contre 24 à 26% dans les années 1990. Les challengers de la France sont l’Espagne (12%), l’Italie (6,6%) et l’Allemagne (6%). Toujours en 2004, les exportations françaises vers le Maroc se sont élevées à 2,77 milliards d’euros (30,5 milliards de dirhams) et pour les six premiers mois de 2005, à 1,54 milliard d’euros. L’Hexagone regagne ainsi un point de part de marché au dépens de l’Espagne qui aurait perdu 1,6 point (selon les données de la Mission économique de l’ambassade de France) et de l’Italie dont la position passe à 5,8% de part de marché. La France est également le premier client du Maroc. Au moins un tiers des exportations marocaines est destiné au marché français. A la France, le Maroc vend essentiellement les biens de consommation -vêtements, chaussures, produits de maroquinerie-, les composants électroniques et le matériel électrique, les engrais (32%). Les produits agroalimentaires (22% de l’offre) complètent l’export du Maroc sur la France. Dans l’autre sens, le Maroc achète des biens intermédiaires (composants électroniques, tissus et produits sidérurgiques, matériel de distribution électrique), de biens d’équipement (télécoms, informatiques, moteurs et générateurs électriques, etc.). Le troisième groupement des exportations françaises vers le Maroc comprend les produits pharmaceutiques, les véhicules et composants automobiles, les produits agricoles, essentiellement du blé.Propos recueillis par Rachid HALLAOUY--------------------------------------------------------------(1) L’extension de 30 ha du parc industriel de Bouskoura sera réalisée sur la commune de Oued Salah.

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