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Economie

La filière olive prise en charge

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. Fonds d’investissement, pack de reconversion, mesures d’accompagnement….. Hausse de 40% de la production attendueDésormais, la mise à niveau agricole devra passer par une reconversion des opérateurs dans des produits à haute valeur ajoutée. C’est l’un des grands messages du 1er Forum de l’investissement dans l’olive, organisé les 29 et 30 juin à Skhirat, par le Crédit Agricole du Maroc (CAM). A la question, «pourquoi l’olive et pas un autre secteur?», Ouafae Chekrouni, directrice Marché des filières agricoles au CAM, avance ses arguments: «Cette culture a fait ses preuves dans tous les pays de la Méditerranée qui s’y sont intéressés. Elle possède également un avantage comparatif où débouchés et rentabilité sont garantis. La demande du marché est bien là». Et d’ajouter: «Notre but est d’enclencher une nouvelle dynamique agricole dont le secteur de l’olive serait la locomotive et de voir son développement à venir créer l’émulation pour d’autres produits du terroir ou plantes aromatiques et médicinales».Pour accompagner cette tendance, le CAM vient de lancer un fonds d’investissement, baptisé «Olea Capital», doté de 50 millions d’euros (550 millions DH). Il est dédié aux grands projets de production industrielle d’huile d’olive (www.leconomiste.com). Initié en partenariat avec «Assett management» (Société Générale - France), en plus de partenaires publics marocains et étrangers, ce fonds financera des projets intégrés d’une taille supérieure à 400 hectares.Les financements bénéficient aussi aux fellahs dans le cadre de groupements et aux opérateurs des vergers modernes ou à moderniser.A cette formule s’ajoutent deux autres. La première concerne les petits exploitants. Un pack reconversion sera lancé incessamment, avec un soutien de l’Etat dans le cadre du Fonds de développement agricole. «Les besoins personnels et d’exploitation des agriculteurs seront satisfaits, en attendant les premiers résultats. A cela s’ajoute l’assurance de pouvoir écouler ses produits», souligne Mme Chekrouni. La deuxième formule a trait à l’accompagnement des nouveaux investissements, de taille moyenne à grande, dans toutes les filières de l’olive. Ce dispositif vise essentiellement la modernisation du process d’exploitation et le développement d’activités tournées vers l’export. Toutes ces incitations viennent en complément à la stratégie du Plan national oléicole, lancé en 1999. Le bilan reste loin des objectifs fixés. Préétablie à 800.000 tonnes pour l’année 2004-2005, la production d’olive n’a été en réalité que de 600.000 tonnes (–17,5%). Les perspectives 2005-2006 tentent de rattraper le temps perdu. Cette année, les opérateurs tablent sur une hausse de 40% par rapport à la campagne écoulée. Cette production donnerait lieu à 90.000 tonnes d’olives de table industrielles (+12%) et 70.000 tonnes d’huile d’olive (+40%). La superficie oléicole passera à 600.000 ha pour cette campagne contre 590.000 ha en 2004-2005. Dans cette hausse des superficies, l’olive fait office de réponse aux cultures illicites, comme celle du cannabis, ou non rentables, comme les céréales. Les extensions prévues concernent d’ailleurs le Rif, (3.000 ha), des zones marginales (2.000 ha) et des superficies agricoles bour (1.000 ha).Tarik QATTAB

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