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    Entreprise Internationale

    La filiale poids lourd plombe les résultats de Nissan

    Par L'Economiste | Edition N°:601 Le 23/09/1999 | Partager

    · Le constructeur nippon annonce une perte exceptionnelle d'environ 2,2 milliards de DH

    · Un plan de redressement prévu pour fin octobre


    En entrant dans le capital de Nissan, Renault savait à quoi il s'engageait. Le constructeur français ne s'est donc pas ému de l'annonce, lundi, d'une perte exceptionnelle de 22,7 milliards de Yens (près de 2,2 milliards de DH), dans le cadre de la restructuration de Nissan Diesel, la filiale poids lourd du constructeur japonais. Nissan prévoit une perte consolidée de 60 milliards de Yens (l'équivalent de 6 milliards de DH) pour l'année fiscale qui se terminera en mars 2000.
    Carlos Ghosn, ancien numéro deux de Renault propulsé à la tête de Nissan, aura donc du pain sur la planche pour redresser la barre. Le Cost-Killer (tueur des coûts), artisan du renouveau industriel de la marque au losange, devra appliquer sa recette sur le Japonais en présentant, fin octobre, un plan de redressement.
    Mais d'ores et déjà, Nissan a entamé un vaste programme de restructuration depuis la conclusion, fin mars, de l'accord stratégique avec Renault.
    Nissan a précisé que la perte exceptionnelle sera la conséquence de la recapitalisation de Nissan Motors Sales, la Division Commerciale de Nissan Diesel. Le Directoire du constructeur nippon a annoncé que Nissan Motor et Nissan Diesel vont injecter jusqu'à 22,7 milliards de Yens chacun pour recapitaliser cette filiale défaillante. Cette dernière devrait, dans tous les cas, être absorbée au premier janvier de l'an 2000 par Nissan Diesel. Cette injection de fonds suit une précédente opération similaire pour un total de 40 milliards de Yens effectuée en mars. Elle coïncidait donc avec l'annonce de l'accord de partenariat global scellé entre Nissan et Renault.

    Le Français avait pris alors 36,8% du capital du Japonais et 22,5% du capital de sa filiale poids lourds. Une opération qui a hissé la nouvelle entité au rang de quatrième constructeur mondial, juste derrière Toyota.
    L'objectif pour Renault était de sortir d'un isolement préoccupant et atteindre la taille critique qui lui permette de survivre aux regroupements du prochain siècle. Chose apparemment faite, mais l'ardoise reste lourde à digérer. Nissan, pourtant numéro deux japonais, a un endettement énorme de près de 110 milliards de Francs (près de 180 milliards de DH). De plus, l'antagonisme qui marque les méthodes de management françaises et japonaises rend difficile la prise en main de Nissan.
    Malgré ces handicaps, l'opération de rachat reste porteuse pour la marque au losange. A travers Nissan, Renault s'est offerte des opportunités de débouchés vers des marchés qui lui étaient pratiquement inaccessibles à ce jour.
    Nissan est solidement implanté sur son marché local en Europe, en Asie et même aux Etats-Unis, pays duquel Renault s'est retiré après avoir subi un échec commercial d'envergure il y a quelques décennies.

    Ghassan KHABER

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