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    Europe

    La Fédération PME/PMI lance un sondage sur la mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Avant d'engager des actions concrètes, la Fédération a tenu à cerner la notion PME/PMI. Une définition multicritère a recueilli l'unanimité des membres. Le sondage vise à identifier les préoccupations de la petite entreprise.


    La Fédération PME/PMI s'apprête à lancer un large sondage avec l'appui de l'institut spécialisé Télémark. Objectif: recueillir les avis des entrepreneurs sur les grands thèmes du moment et notamment leur perception de la mise à niveau. Priorité sera donnée aux unités industrielles déjà répertoriées dans le fichier du Minsitère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat. L'échantillonnage a été effectué en fonction du poids économique respectif de chaque région. Les résultats de l'enquête seront diffusés en juillet.
    A partir de septembre prochain, la Fédération envisage d'organiser une série de tables rondes pour débattre des préoccupations majeures des entreprises sondées et proposer des recommandations.
    "Pour notre table ronde du 27 mai, nous avons cherché à cerner la notion PME/PMI pour en déterminer le profil et évaluer son poids dans le tissu industriel", précise M. Mohamed Adnan Debbagh, président de la Fédération.
    Cette démarche, poursuit-il, avait pour finalité pratique de permettre à la Fédération de mieux situer la PME/ PMI afin d'arrêter un plan d'actions de défense de ses intérêts.

    Compte tenu de la structure horizontale de la Fédération, qui regroupe en effet des entreprises de différente nature et divers secteurs, il n'était pas aisé d'arrêter une définition homogène.
    "Jusqu'à présent, la définition de la PME/PMI retenue par les organismes publics ou financiers privilégiait les critères quantitatifs tels l'effectif, le chiffre d'affaires ou encore la situation financière", rappelle M. Debbagh.
    Les débats ont débouché sur l'adoption d'une définition multicritères. Ainsi, toute PME/PMI doit employer un effectif stable de 5 à 200 personnes, totaliser un actif net inférieur à 15 millions de DH pour un chiffre d'affaires ne dépassant pas les 50 millions de DH. Autre critère-clé: le capital ne doit pas être détenu au-delà de 15% par un groupe. L'objectif étant d'écarter les filiales des grands groupes qui bénéficient des synergies des maisons mères.
    "Cette définition multicritère a pour avantage d'élargir la base de délimitation des PME et prendre en compte les spécificités sectorielles", est-il précisé. En outre, elle va faciliter le dénombrement statistique des unités.

    A présent, le bureau de la Fédération se fixe pour objectif d'approcher, sensibiliser et aider à la prise de conscience des entrepreneurs des échéances de la libéralisation. "Pour l'heure, cette prise de conscience reste encore confuse", reconnaît M. Debbagh. Pour sauver ce tissu industriel, il ne suffira pas "d'améliorer l'environnement de la petite entreprise en réglant le problème des terrains et des locaux, de la formation ou du financement". Une véritable politique industrielle basée sur des priorités paraît incontournable. "Dans chaque secteur, il faudra identifier des niches à développer et délaisser les branches non compétitives", précise le président de la Fédération.
    Autre axe de la stratégie: privilégier les groupements de PME en se basant sur une approche par alliance pour pénétrer de grands marchés. "Plusieurs commandes n'ont pu être honorées sur le marché américain du fait de la taille restreinte des entreprises et faute de regroupement", explique M. Fouad Benwahoud, membre du bureau de la Fédération.
    Par ailleurs, la Fédération va tenter d'introduire la formation dans la petite entreprise. Elle organise le 19 juin, en collaboration avec l'OFPPT, une journée de sensibilisation de ses adhérents. Parallèlement, le bureau s'est engagé, avec le soutien de l'Office, à négocier le financement de la formation par le système bancaire.
    "La petite entreprise ne peut se permettre de grever sa trésorerie en finançant cash la formation du personnel et se faire rembourser 90 jours plus tard", indique M. Benwahoud.

    Mouna KABLY

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