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Enquête

La Fédération du Secteur Agricole, affiliée à l'UMT, rejette le code du travail

Par L'Economiste | Edition N°:607 Le 01/10/1999 | Partager

· C'est la première sortie officielle de l'UMT au sujet du code du travail
· Les revendications sont pour la plupart sectorielles

Les syndicats n'ont pas attendu que le projet du code du travail atterrisse devant le Parlement pour réagir. Dans un communiqué en date du 27 septembre, la Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA) affiliée à l'UMT, rejette la nouvelle version du projet de code. "Le nouveau projet de code maintient et approfondit la ségrégation et l'injustice, à l'encontre des salariés du secteur agricole", précise d'emblée la FNSA. En fait, la Fédération passe en revue et critique plusieurs dispositions du Code. Mais les revendications sont pour la plupart sectorielles.
La FNSA critique notamment le maintien de la différence entre le salaire minimum Agricole et le salaire minimum dans le secteur industriel. Ce dernier dépasse, selon la Fédération, de 54% le salaire minimum agricol, qui est de l'ordre de 1.075 DH. Une autre critique cible la durée du travail. Sans donner de détail, la FNSA constate aussi une "reconduction des dispositions ségrégationnistes relatives à la durée du travail malgré la diminution de l'horaire du travail". Les autres remarques portent notamment sur l'abandon du régime des indemnités relatifs aux heures de travail supplémentaires spécifiques au secteur agricole et sur la privation du droit aux allocations familiales pour les salariés agricoles, malgré leur intégration au sein du régime de la CNSS. La FNSA ne s'arrête pas là. D'abord, elle fait état d'une ségrégation entre les deux secteurs agricol et industriel, au niveau de la fixation de l'horaire du travail nocturne.

Motifs inconnus


Ensuite elle déplore "la privation qui semble affecter, d'après elle certains fonctionnaires forestiers du droit à l'organisation syndicale". La FNSA consacre une bonne part de son communiqué à la flexibilité de l'emploi un phénomène qui "influence la stabilité de l'emploi et permet la généralisation du travail temporaire et précair".
La réaction de la FNSA n'est pas une coïncidence. Elle intervient au moment où le projet de code est sur le point d'être présenté au Parlement. Jusque-là, l'UMT n'avait pas encore eu de réaction officielle.
La CDT s'est abstenue de participer aux réunions sur le Code du Travail, considérant qu'il faut aborder les différents dossiers sociaux à la fois. Argument qui demeure peu convaincant, estiment certains observateurs. Les véritables motifs de ce retrait demeurent toujours inconnus.
Pour sa part, l'UGTM avait estimé que le projet de code ne devait pas être présenté au Parlement sans qu'un consensus, entre les différents partenaires sociaux ne soit obtenu. En l'absence de consensus le risque est de voir, selon l'UGTM, le projet bloqué au niveau de la deuxième chambre. Les réactions syndicales ne semblent pas inquiéter le gouvernement outre- mesure.
Au cours de ces dernières semaines, M. Khalid Alioua a multiplié les indices: aucun retard ne sera toléré, y compris en l'absence d'accord. "Les partenaires sociaux qui ont des réserves de fond sur le projet de Code de Travail ont toute latitude de défendre leur point de vue devant les élus de la nation", avait déclaré récemment le porte-parole du gouvernement à L'Economiste.
La dernière réunion que devaient en principe tenir les partenaires sociaux, autour du projet de code du travail, a eu lieu avant-hier.

Khadija MASMOUDI

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