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Affaires

La DRH, l’ascenseur qui mène au top management

Par L'Economiste | Edition N°:2873 Le 03/10/2008 | Partager

. Positionné au rang stratégique, le DRH peut aspirer à la fonction de dirigeant. Plusieurs anciens responsables se sont aussi reconvertis dans le conseil Y a-t-il une vie après la direction des ressources humaines? Oui, sans aucun doute. Que ce soit au sein de l’entreprise par la montée en puissance dans l’organigramme ou, à l’extérieur, par la prise des responsabilités de dirigeant ou, encore, dans la reconversion dans le conseil. C’est autour de cette question «existentielle» que se sont réunis plusieurs dirigeants et DRH conviés mercredi 24 septembre par le cabinet Diorh à un débat dans un hôtel à Casablanca. La mutation de la fonction RH a tout changé. Fini le temps où le DRH se contentait de la gestion courante du personnel et, accessoirement, servait de fusible au directeur général, voire de pompier en cas de conflit social. Fini aussi le temps où le DRH était le seul responsable autour de la table de réunion à réclamer des rallonges budgétaires et à ne pas exposer des indicateurs de performance, suscitant la moquerie de ses collègues. Dans les structures les plus évoluées, le directeur des ressources humaines fait partie intégrante du comité stratégique. Il n’est plus perçu comme un centre de coût, mais comme un élément essentiel à la performance de l’entreprise. Dans cette position, il peut nourrir légitimement des ambitions pour des responsabilités plus élevées, et prétendre à un poste de direction générale.

Ingénierie sociale
Même si elles ne sont pas encore légion, ce sont des situations que l’on rencontre dans de grands groupes où la DRH a muté en direction générale ou en DGA du capital humain. Plus qu’une opération cosmétique, ce changement d’intitulé traduit la conquête de nouveaux territoires. Dans ces organisations, le DRH mène une action transversale avec une emprise sur les managers opérationnels. Mais cette transversalité n’est pas toujours effective, nuance un DRH. C’est de la fiction, lance-t-il. Placé dans cette position, le DRH a pour mission de concevoir l’ingénierie et la stratégie sociale de l’entreprise et d’assurer la cohérence de leur mise en œuvre dans les différents départements ou filiales, lorsqu’il s’agit d’un groupe. Cela peut aller de la communication au développement durable, en passant par la politique de recrutement. Autre cas de figure rencontré: sans accéder au rang de direction générale, la DRH se voit confier le pilotage de plusieurs départements: relations sociales, formation, communication interne, etc. C’est le schéma le plus fréquent dans les entreprises.Ancien DRH dans une multinationale, Khalid Belyazid a bifurqué vers le journalisme. Il est aujourd’hui directeur général du groupe Eco-Médias, éditeur des quotidiens L’Economiste, Assabah et propriétaire de Radio Atlantic. Belyazid pose une condition sine qua non pour sortir de «l’ingratitude» des métiers des ressources humaines. «Il faut apprendre un métier opérationnel!», lance-t-il. Autrement dit, faire preuve d’humilité et accepter de passer d’un chef à un apprenti. Un peu comme dans l’hôtellerie, le directeur doit passer par les différents services. Tel est le prix à payer pour réussir sa reconversion.
Faire preuve de modestie
Malika Youssoufine, directrice générale d’Axa Assistance, est une ancienne DRH d’Axa Assurance Maroc et de Ciments du Maroc. Elle affirme que l’atterrissage s’est fait en douceur. Elle poursuit: «A chaque fois, j’ajoutais une autre fonction à mon cahier des charges, une façon de ne pas se caser définitivement». Mais au final, confie-t-elle, «la direction générale est d’abord celle des ressources humaines; il faut savoir travailler avec et pour les autres». Essaid Bellal reconnaît que le changement est venu par nécessité. Après une longue expérience de DRH à l’ex-Odep, il s’est réorienté avec succès vers le conseil. Il dirige aujourd’hui l’un des tout premiers cabinets de conseil RH au Maroc (Diorh). Selon lui, la volonté est déterminante, encore faut-il s’inscrire dans la durée et se préparer d’avance à d’éventuels chamboulements. «Mieux on est préparé, mieux on réussit», martèle-t-il. Jamal Amrani, ancien DRH de Accor Maroc et du groupe Attijariwafa bank, tient un cabinet de conseil dans le développement humain. Dans tous les cas, lorsqu’ils se lancent dans le consulting, les DRH optent pour le chemin qu’ils maîtrisent le mieux. Question de ne pas trop brusquer le changement.Afin de mieux évoluer, il faut certainement tourner définitivement la page et rester ouvert à l’apprentissage. «J’insiste sur le caractère personnel de chaque individu, certaines personnes sont progressistes par nature, elles acceptent facilement les changements, d’autres ne le sont pas», analyse Khalid Belyazid. A. E. Y.
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