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Economie

La douane se prépare pour l’après-2012

Par L'Economiste | Edition N°:2673 Le 14/12/2007 | Partager

. Elle lutte contre la corruption via la dématérialisation. Mais reste confrontée à des difficultésLE cautionnement pour l’admission temporaire est contraignant pour les entrepreneurs italiens. Passé le seuil de 3 à 4 containers, c’est une charge financière pesante. Cela faisait partie des réclamations de certains entrepreneurs italiens lors d’une conférence organisée par la Chambre de commerce italienne, en collaboration avec Fiat Auto Maroc au sein du consulat italien le 11 décembre. Le thème abordé portait sur les «Chantiers de l’Administration des douanes et impôts indirects dans le cadre de l’assouplissement des procédures douanières et de l’accompagnement des entreprises». Abdallah Araban, directeur régional de Casablanca-Port, a tenté de présenter aux participants, des importateurs marocains et italiens, une vision plus claire de la modération des procédures douanières par rapport à l’évolution du contexte mondial.En effet, plusieurs facteurs, dont le démantèlement de l’accord multifibre et l’adhésion au cadre des normes de l’OMD (www.leconomiste.com), ont obligé la douane à instaurer de nouvelles missions. Il s’agit essentiellement de la lutte contre le piratage, la contrefaçon ainsi que le blanchiment d’argent.Les axes stratégiques sont orientés vers la consolidation des recettes douanières et la modernisation des services de surveillance, entre autres, pour lutter contre la contrebande et le trafic près des frontières. Sans oublier que pour certains domaines, comme le textile, «il faut veiller à sécuriser la chaîne logistique», souligne Araban.La problématique de la corruption «n’est plus un tabou pour la douane», affirme Araban. Assurément, depuis le déploiement du système Badr (www.leconomiste.com), près de 90% du traitement est informatisé. Ainsi, il y a moins de contact physique avec les documents à travers une dématérialisation des opérations. Mais «en informatisant les procédures à 100%, il n’y aura plus de marge pour la corruption», reprend le douanier. Cependant, ce système rencontre actuellement des problèmes de fonctionnement. De plus, même avec plus de flexibilité de travail, le résultat reste le même en termes de dégâts causés par la corruption d’où l’intérêt d’une large politique de moralisation.Par ailleurs, l’amélioration de la productivité des entreprises passe aussi par un autre axe. Il s’agit du développement de procédures simplifiées à travers un engagement de l’administration qui gère ses opérations grâce à un tableau de bord quotidien. Il faut aussi penser à consolider le chiffre d’affaires. Ce dernier connaît actuellement une tendance baissière due au démantèlement tarifaire.Cela n’empêche pas l’amélioration des conditions de contrôle. D’ailleurs, à ce jour, 72 entreprises ont été catégorisées. Grâce à plus de sélectivité, «près de 90% des marchandises ne font plus l’objet d’ouverture», explique Araban.


Défis

Malgré des mesures pour améliorer ses prestations, la douane reste confrontée à certains défis et contraintes. Ainsi, la facilitation des opérations et leur contrôle n’est pas tâche facile. Il faudra aussi concilier entre le développement du commerce avec les autres pays et la protection du tissu productif national. Le tout est de bien se préparer pour l’après-2012…Sara BADI

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