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Europe

La Douane: Moyen obsolète pour faire recettes fiscales

Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

La course de fond, c'est la spécialité du Maroc. Mais Marc Ginsberg craint que le rythme, économique s'entend, ne se ralentisse et que le coureur n'ait besoin d'être revigoré. «Nous sommes là, au bord de la piste, pour tendre le verre d'eau et des vitamines, mais nous ne courons pas», dit l'ambassadeur des Etats-unis au déjeuner de l'AMCHAM (American Chamber of Morocco) du 10 juin. Il ajoute que «le Maroc doit accélérer, car on ne voit pas la fin de la course économique».
L'ambassadeur, très engagé dans le développement du commerce et des investissements, a toujours su exprimer publiquement ses inquiétudes et ses espoirs. «La success-story du Maroc résonne sur les marchés du monde entier, affirme-t-il, plein de lyrisme, et le Maroc est prêt à prendre la tête de la restauration des routes commerciales».

Pour ce rôle avant-gardiste, il rappelle les conférences de Marrakech et Casablanca et plaide pour l'ouverture des frontières entre les pays arabes, et ces pays et Israël. Pendant ce temps, l'Etat hébreu continue à remettre en cause le processus de paix et donc l'ouverture des frontières sans que la diplomatie américaine ne le rappelle à l'ordre. A moins que cette sortie de M. Ginsberg n'entre dans le cadre d'une relance globale dans tous les pays de la région pour que l'économique vienne au secours du politique. C'était la philosophie des conférences de Casablanca, d'Amman et du Caire. Pour l'heure, M. Ginsberg rappelle que les Etats-Unis sont actifs. Ils étaient en 1995 le 2ème investisseur étranger au Maroc, et qu'il y a encore beaucoup de potentialités. Encore faut-il que les «riches marocains» donnent l'exemple et que l'Etat les y incite par des réformes et des améliorations fiscales.
Pour le tourisme, l'Amérique est «une usine d'or» où un Dollar investit en rapporte 10.
D'une manière générale, le Maroc est un «secret pour les américains». Il faut faire son marketing. Quant à la Douane, elle inquiète tellement M. Ginsberg qu'il en est devenu un grand spécialiste. Il estime que c'est le moyen le plus obsolète d'un état pour récolter des fonds. Le Maroc gagnerait plus en argent et en emplois s'il baissait les taux, assure-t-il.

Khalid BELYAZID

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