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    La débâcle de Alitalia

    Par L'Economiste | Edition N°:2865 Le 22/09/2008 | Partager

    . La compagnie italienne au bord de la faillite . Berlusconi discrédité Alitalia clouée au sol. C’est le sort qui pourrait attendre la 1re compagnie aérienne italienne. L’autorité de l’aviation civile italienne (Enac) a annoncé vendredi dernier qu’elle devrait examiner à partir d’aujourd’hui la situation. Ce qui pourrait aboutir à une suspension de la licence de la compagnie, d’ici à une dizaine de jours. Et la débâcle continue. Trente vols supplémentaires d’Alitalia ont déjà été annulés vendredi, pour des «causes techniques». La compagnie est au bord de la faillite après le retrait de l’unique offre de rachat par une alliance de patrons italiens, Cai. Ces derniers avaient posé des conditions drastiques aux syndicats et au gouvernement dans leur plan de sauvetage. Ils étaient prêts à mettre un milliard d’euros sur la table tout en exigeant une révision à la baisse des contrats de travail, près de 3.000 licenciements et la reprise de la dette de plus d’un milliard d’euros de la compagnie par l’Etat. La Cai avait conditionné le maintien de l’offre à un «consensus» entre les syndicats. Mais six d’entre eux y étaient opposés, dont la CGIL, première confédération syndicale italienne ainsi que les organisations de pilotes et de personnel navigant, qui ont réclamé de nouvelles négociations de dernière minute. Le prix du pétrole ayant considérablement baissé ces derniers temps, les syndicats estimaient qu’ils fallaient revoir les termes de l’accord. Finalement, la Cai a accepté de ne pas toucher aux salaires, mais à condition que la durée de travail et la productivité soient augmentées, a expliqué son administrateur. Mais en vain. Le retrait de l’offre de reprise constitue un grave revers pour le chef du gouvernement Silvio Berlusconi qui, après son retour au pouvoir, avait fait du règlement d’Alitalia une de ses priorités. Il a d’ailleurs mis un maximum de pression sur les syndicats ces derniers jours, afin de les convaincre d’accepter l’offre de reprise des investisseurs italiens. Il rejette donc à présent la faute sur les syndicats réfractaires pour se défendre.Toujours détenue à 49,9% par l’Etat, Alitalia, insolvable, a été placée fin août sous administration extraordinaire. La compagnie a tenu le coup grâce à un prêt de l’Etat mais ses caisses se vident. Les premières mesures de chômage technique ont été prises jeudi dernier pour plus de 4.000 personnes.Jihane KABBAJ

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