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Culture

La danse contemporaine «made in Maroc»

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. «Anania», première compagnie marocaine de danse contemporaine. Aucun soutien au niveau du Maroc!. «On marche»... vers la deuxième éditionSi la danse contemporaine n’a pas encore atteint le grand public au Maroc, les premières lignes de son histoire s’écrivent déjà. Tout est né de la rencontre de quelques «audacieux» jeunes artistes marocains. Taoufiq Izediou et Bouchra Ouizguen ont eu des parcours différents et séparés, mais ont vite réalisé que seul le partage et l’échange sont capables d’enrichir leurs créations respectives. Les deux chorégraphes, qui ont vu leur création sélectionnée par le prestigieux festival Montpellier danse (cf. www.leconomiste.com), ne se sont jamais éloignés du Maroc, bien que le choix d’évoluer en Europe où la culture et l’infrastructure sont propices à leur progression s’est à plusieurs reprises offert à eux.Taoufiq, danseur permanent au centre chorégraphique national de Tours depuis 3 ans, a créé en 2000 son premier solo «170 huit pas avec les artistes» qu’il avait présenté à Marrakech. Il a également fait une tournée marocaine via les instituts français avec son deuxième solo «Je crie de mon délire». Pour sa troisième création «Cœur sans corps», Taoufiq est rejoint par Bouchra Ouizguen. La pièce a ensuite été jouée à travers l’Europe. La rencontre des deux artistes a, par ailleurs, donné naissance à «Déserts Désirs», créée pour Montpellier danse. La pièce a surtout surpris le public du festival par sa nouvelle approche de la scène.Bouchra a, par ailleurs, à son actif plusieurs créations notamment «Ana Ounta» ou encore «Mort et moi». La jeune chorégraphe, native de Ouarzazate, a bénéficié, à l’instar de Taoufiq, de plusieurs formations auprès de grands professionnels tels Bernardo Montet, Georges Appaix et Mathilde Monnier.Et si la danse contemporaine est née en Amérique et en Europe, les travaux des deux artistes restent bien de chez nous. Ils ont le mérite de chercher leur inspiration au fin fond de la culture et de l’imaginaire collectif local.. Une école et un festival dédiésEt bien que nouvelle, Bouchra et Taoufiq croient en cette nouvelle forme de danse qui «respecte le corps». Pour l’ancien boxeur et l’ancienne danseuse d’Oriental jazz, cette danse «n’exige pas un façonnement du corps pour l’exercer, contrairement à la danse classique par exemple», explique Taoufiq. «C’est également un univers où le chorégraphe est amené à réfléchir et non seulement à créer un enchaînement de mouvements», indique Bouchra.Actuellement, un noyau dur de la danse contemporaine est d’ores et déjà constitué au Maroc. Bouchra, Taoufiq et un troisième chorégraphe, à savoir Saïd Eït El Moumen, ont créé en 2002 la compagnie «Anania» (Egoïsme) ou «Ana nia», (je suis de bonne foi). Même l’appellation traduit un sens et son contraire et témoigne de la diversité des visions que revendiquent ces nouveaux «penseurs de la danse».A noter que la compagnie a été à l’origine de la création d’«Al Mokhtabar». Une sorte de laboratoire de recherche en danse contemporaine. Les chorégraphes de la compagnie y proposent des formations pour un grand nombre de jeunes. «Ceux qui ne deviendront pas danseurs formeront au moins un public initié», ajoute Taoufiq, fondateur de la compagnie.En outre, la petite équipe travaille actuellement sur la deuxième édition du festival de danse contemporaine «On marche». La première édition, qui s’est déroulée à Marrakech en décembre 2005, a bénéficié de moyens très réduits mais a tout de même attiré un public important. La deuxième édition est promise pour janvier prochain.Le constat est pourtant navrant, aucun effort de suivi n’est assuré par les organes responsables au Maroc. Aucun soutien financier ou logistique n’est fourni. Entre des résidences de création financées et rémunérées en France et des salles qu’il faut «louer» pour les répétitions au Maroc, le choix aurait pu être évident. Pourtant, Anania fait preuve d’une ténacité qui reste tout simplement ignorée au niveau local et le soutien continue à venir de l’étranger. Ichrak MOUBSIT

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