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International

La crise se fait sentir dans le «Made in Italy»

Par L'Economiste | Edition N°:2929 Le 26/12/2008 | Partager

. Des rabais de 30 à 40%. Le patronat tire la sonnette d’alarmePas de rues bondées en cette période de Noël dans le «quadrilatère» de la mode à Milan: le Made in Italy semble touché de plein fouet par la crise qui menace de mettre à genoux tout le secteur du textile et oblige les grandes marques de luxe à modifier leur stratégie. De la prestigieuse rue Montenapoleone aux ruelles adjacentes, les longues files, qui se formaient jadis devant les enseignes les plus chic du quartier, ont totalement disparu. Dans certaines boutiques, comme chez Prada, on peut même profiter de «promotions spéciales» sur certains produits de la saison en cours. Du jamais-vu! Ces rabais de 30 à 40% qui étaient réservés discrètement avant les soldes aux clientes les plus fidèles se sont aujourd’hui généralisés. «De très grandes griffes de luxe se sont même mises à lancer des lignes à des prix plus accessibles. Cela montre bien qu’il y a une demande dans ce sens», constate Paolo Fontanelli, administrateur délégué de Furla, marque historique du Made in Italy. Spécialisée dans la maroquinerie, cette entreprise qui compte près de 300 boutiques dans le monde et réalise un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, est confrontée elle aussi à la crise. La crise pousse par ailleurs les griffes à explorer de nouvelles formes de vente, telles les ventes en ligne ou le «commerce de voyage», par exemple dans les aéroports. «En Europe, les consommateurs sont désenchantés, voire démobilisés. Il est donc très important d’innover en mettant au centre du produit des valeurs telles que l’écologie, l’éthique...», note Enrica Corbellini de l’université milanaise Bocconi. Parallèlement, la clientèle plus aisée des pays émergents a ralenti elle aussi ses achats y compris sur les marchés où les marques transalpines s’étaient fortement développées ces dernières années, comme en Russie. «C’est catastrophique. Les acheteurs russes ont arrêté brutalement toutes leurs commandes. Or, avant ils payaient tout de suite et en liquide, ce qui permettait aux entreprises de textile de faire partir la production. Maintenant tout est bloqué», raconte un consultant italien auprès de détaillants russes. Le patronat italien, la Fédération du textile et de la mode italienne ont tiré la sonnette d’alarme, réclamant à l’Etat des mesures anticrise. Selon le patronat, c’est le moyen haut de gamme du Made in Italy qui est le plus à risque avec des ventes qui ont déjà reculé de 3% lors des neuf premiers mois de l’année.Synthèse L’Economiste

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