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La crise financière empoisonne l’économie mondiale

Par L'Economiste | Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

. Les investisseurs sont affolés. Les annonces de plans sociaux se multiplientLa crise financière a d’ores et déjà commencé à empoisonner l’économie réelle. Les incertitudes concernant l’économie mondiale inquiètent les investisseurs. Malgré tous les plans de soutien annoncés ces dernières semaines, les investisseurs sont affolés par les conséquences de la crise sur la rentabilité des entreprises. Des prévisions pessimistes, du côté des entreprises, et plusieurs indicateurs décevants ont justifié vendredi 24 octobre les pires scénarios. L’économie britannique, par exemple, s’est contractée au 3e trimestre pour la première fois depuis 1992. L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services de la zone euro a atteint en octobre son plus bas niveau depuis sa création il y a 10 ans. Autre indice de la faiblesse du commerce international, le trafic aérien de marchandises a chuté de près de 8% en septembre, le plus fort recul depuis 2001. Air France-KLM a annoncé un nouveau plan de rigueur portant sur 700 à 800 millions d’euros d’économies supplémentaires à l’horizon 2011-2012 et envisage de diminuer les effectifs. De même, de hauts fourneaux du géant mondial de l’acier ArcelorMittal vont être temporairement mis à l’arrêt dans plusieurs pays d’Europe, dont la France, la Belgique et l’Allemagne.Les annonces de plans sociaux se multiplient. L’américain Xerox prévoit ainsi 3.000 suppressions d’emplois dans le monde. Une entreprise américaine sur quatre prévoit de supprimer des emplois dans les douze prochains mois, selon une étude. Jeudi dernier, le numéro un mondial des logiciels Microsoft a évoqué la probabilité d’un «ralentissement économique prolongé». L’Asie se plaint aussi. Le Premier ministre japonais Taro Aso a laissé entendre que l’économie japonaise risquait d’être très affectée par le ralentissement mondial. En effet, le Japon s’inquiète tout particulièrement pour ses grandes entreprises exportatrices, pénalisées par l’envolée du yen en plus de la baisse des marchés occidentaux. La deuxième économie mondiale a subi sa pire contraction en sept ans entre avril et juin (-0,7% par rapport au trimestre précédent) et beaucoup d’économistes considèrent le pays d’ores et déjà en récession. En effet, quand flambe le yen, les prévisions de recettes des entreprises exportatrices nippones partent en fumée. Ces dernières sont alors forcées de revoir à la baisse leurs estimations annuelles. Sony a réduit de plus de moitié ses évaluations antérieures de bénéfices. L’annonce a non seulement fait dévisser de 14,07% le prix de son action, mais elle a aussi enfoncé tout le secteur des technologies, notamment Panasonic, Canon, Sharp, Nikon ou Pioneer. Même punition pour les constructeurs automobiles nippons.


Sommet sur fond de crise

Ce tsunami était évidemment au menu des discussions des 43 dirigeants européens et asiatiques réunis jusqu’à samedi 25 octobre à Pékin pour le sommet de l’Asem. Les dirigeants de treize pays asiatiques se sont accordés vendredi dernier sur la création, d’ici le mois de juin, d’un fonds commun de 80 milliards de dollars américains pour protéger la région contre la crise financière, en marge du sommet entre l’UE et l’Asie. Alors que l’Europe s’est mobilisée face à la crise, les pays asiatiques n’avaient pas jusqu’à présent apporté de réponse coordonnée à la tempête qui, non seulement touche déjà largement le Japon, 2e puissance économique mondiale, mais commence aussi à atteindre la Chine, la 4e économie, et l’Inde, la 10e.Jihane KABBAJ

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