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    Economie

    La consommation globale dope la conjoncture : Croissance:10 à 11% prévus en 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


    Le CMC et la Direction de la Statistique dégagent des prévisions optimistes pour l'année 1996. Une croissance forte est prévue mais les avoirs extérieurs pourraient se déprécier.


    L'amélioration de la conjoncture économique internationale et les conditions climatiques favorables vont fortement doper l'économie marocaine durant cette année. Dans son bulletin semestriel de juin 1996 qui retrace le bilan économique et social de l'année 95 et les perspectives pour celle en cours, le CMC (Centre Marocain de Conjoncture) table sur une progression du PIB en termes réels de 11,1%. Quant à la Direction de la Statistique qui vient de publier ses études de conjoncture pour le second semestre 1996, elle annonce un taux de croissance de 10%. Cette situation contraste nettement avec celle vécue en 1995, année durant laquelle l'économie marocaine a subi les contrecoups de la sécheresse et de la morosité de l'économie mondiale. Le Maroc avait alors connu un taux de croissance négatif de -5,9% (estimation CMC avril 1996) et 7,6% en prix constant selon le rapport économique de la CGEM. Pour l'année en cours, l'ensemble des secteurs devront participer à la croissance forte prévue par le CMC et la Direction de la Statistique.

    La palme revient au secteur agricole dont la valeur ajoutée en prix constants progresserait de 61,5% "sur la base d'une récolte céréalières de 96 millions de quintaux", précise le CMC. Pour le reste, la croissance devrait se situer entre 7,8% (eau et énergie) et 3,5% (industries manufacturières). Alors que les secteurs de l'eau et énergie d'une part et des mines de l'autre connaîtraient une sensible décélération de leur valeur ajoutée, marquant une hausse de 7,8 et 5,5% contre 13,9 et 8,1% pour l'année, les BTP devraient montrer un net regain de forme en affichant 6,5% contre -1,7% et -1% pour 1994 et 1995 respectivement. La valeur ajoutée des industries manufacturières, du commerce, des transports et communications, de même que celle des autres services non marchands progresserait respectivement de 3,5, 4,5, 4,0 et 4,2%.

    Déficit budgétaire 3,4%


    Cette embellie repose en grande partie sur le dynamisme de la demande globale hors consommation des administrations beaucoup plus vigoureuse que durant les années passées. Pour le CMC, la consommation finale des ménages en termes réels croîtrait de 11% et de 16,2% en valeurs nominales pour une inflation contenue à 5% au lieu de 6,1% en 1995. Les projections de la Direction de la Statistique font d'ailleurs apparaître une inflation de 3,8% au cours du deuxième trimestre 1996 contre 6,8 pour la même période de l'année passée.
    L'investissement, autre élément de la demande, se situerait sur une courbe ascendante. En termes réels, la FBCF (formation brute de capital fixe) devrait connaître une croissance de 4,5% et de 9% en valeurs nominales. Du point de vue des transactions avec l'extérieur, le CMC prévoit une atténuation du déficit commercial due à la reprise dans les pays européens et dans un autre registre aux effets de l'accord d'association. Les exportations grimperaient de 11%, alors que les importations, sous l'effet de la baisse des achats de céréales et l'allégement de la facture pétrolière, n'augmenteraient que de 8,5% contre 9,2% en 1995. La baisse du déficit commercial, conjuguée à un redressement des recettes touristiques et des transferts des RME, devrait permettre à la balance des paiements de s'améliorer même si les intérêts de la dette s'alourdissent.

    A l'opposé des précédentes composantes de la demande globale, la consommation de l'Administration connaîtrait un "infléchissement prononcé", selon le CMC, suite au tour de vis effectué par le gouvernement aussi bien pour la Loi de Finances transitoire que pour celle qui vient d'être votée. Cette consommation ne progresserait que de 6,5%. En dépit des intérêts et commissions de la dette (+20 milliards de DH) et de l'incompressibilité des charges de fonctionnement, le déficit budgétaire ne devrait atteindre que 11,3 milliards de DH, soit 3,4% du PIB au lieu de 5,1% une année auparavant.

    Contraintes budgétaires


    Les projections du CMC sont globalement corroborées par les estimations de la Direction de la Statistique pour le deuxième trimestre de l'année. Les indices des productions énergétique, minière et industrielle, comparés à la même période de l'année précédente, se sont respectivement appréciés de 4,8, 3,5 et 4,0%. Les BTP ont pour leur part réalisé 3,7% contre -45,3% pour la même période de 1995.
    En ce qui concerne la demande globale, la Direction de la Statistique estime à 15% en valeur nominale la croissance de la consommation des ménages. Elle n'avance pas de chiffre pour la FBCF mais indique qu'elle enregistrera "une hausse plus importante que celle observée durant les quatre dernières années".

    Côté commerce extérieur, la tendance est aussi à l'amélioration. Le taux de couverture devrait gagner 1 point. Pour le tourisme, les flux du deuxième trimestre devraient augmenter de 22% par rapport à la même période de l'année précédente. Ce qui devrait conforter la balance des paiements. La Direction de la Statistique n'annonce pas un taux de déficit budgétaire pour le second trimestre de l'année. Elle souligne toutefois que "les prévisions de Loi de Finances transitoire sont difficiles à réaliser surtout en ce qui concerne les recettes". En revanche, l'évolution des dépenses, exceptée la dette qui va encore augmenter, s'aligne sur les prévisions. Le budget de fonctionnement va progresser de 6% et les investissements publics de 15%. Les contraintes budgétaires vont continuer à peser sur les avoirs extérieurs qui baisseraient de 5% au cours du deuxième trimestre comparativement à la même période de 1995, alors que les créances sur le Trésor et les crédits à l'économie vont s'apprécier de 5 et 8%.

    A. D. N.

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