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    Economie

    La consommation d'électricité des industries à la loupe

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    Finalement, les entrepreneurs maîtrisent très peu leurs consommations d'électricité. Les résultats sont probants pour la trentaine d'entreprises auditées par Citech. Les actions proposées.


    Les responsables de production ne maîtrisent quasiment pas leurs consommations électriques. La structure facture d'électricité est méconnue et les tableaux de bord de production ne prennent pas en considération ce volet. Tels sont les constats de la trentaine d'audits effectués par le Cabinet Citech Ingénierie à fin 1996-début 1997 dans des PME/PMI opérant dans différents secteurs d'activité. Parmi ces audits, 13 ont eu lieu dans le cadre du programme Attaka, formation-action de l'OFPPT/GTZ.
    Les entreprises ne cherchent pas à réorganiser leur production en fonction de la nouvelle tarification. Seule la moitié des entreprises auditées disposent d'un personnel formé aux techniques de maîtrise de l'énergie. Pourtant, le coût annuel de l'énergie pour ces entreprises n'est pas insignifiant. Pour certaines d'entre elles, les plus grosses, il va jusqu'à 20 millions de DH, bien que la moyenne se situe à environ 2 millions de DH.
    L'audit de ces entreprises a permis, après analyse des factures et de l'évolution de la consommation électrique sur le site de production, de lister les différentes anomalies et recommander les actions à mettre en oeuvre.

    Parmi les actions proposées figure un réaménagement de la puissance appelée avec la puissance souscrite. "Il s'agit pour l'entreprise de réclamer juste ce qu'il lui faut en électricité, ni plus, sinon elle se trouve avec un surcoût, ni moins, sinon elle se voit appliquer des pénalités», explique M. Naïm Lahlou, directeur de Citech. L'entreprise doit aussi intégrer, dans son tableau de bord de suivi production, la consommation d'énergie. A côté de cela, elle est appelée à gérer sa consommation électrique en réglant ses machines, en aménageant les plages de travail en fonction du meilleur coût et de la tarification d'électricité. Elle peut également installer des systèmes de délestage pour éviter les pénalités en cas de dépassement. «Les gains ne sont pas négligeables».
    Pour les fournisseurs d'électricité, la maîtrise de la consommation est importante. «La mission de base d'une société d'électricité, comme l'ONE, c'est la gestion de la demande électrique», affirme M. Driss Benhima, directeur général de l'ONE. «Il est primordial, pour cela, de connaître et définir les paramètres liés à la consommation».
    Les audits d'électricité ont permis également de relever un dysfonctionnement dans les factures, selon qu'elles proviennent de l'ONE ou des régies (voir encadré). De plus, le fait de ne pouvoir modifier sa puissance souscrite qu'une fois tous les 5 ans est jugé en déphasage avec les fluctuations économiques. Le problème se pose avec encore plus d'acuité pour les industries à activité saisonnière.
    Par ailleurs, les entreprises souhaitent que des solutions soient apportées aux micro-coupures et aux variations de tension nuisibles au bon fonctionnement du process de production.

    La facture en détail


    Côté physique...
    · Puissance installée: Puissance des transformateurs, ce que l'industriel a mis en place en termes d'équipement. C'est sa puissance disponible.
    · Puissance souscrite: Puissance que l'industriel demande aux fournisseurs d'électricité de mettre à sa disposition.
    · Puissance appelée: Puissance réellement sollicitée par l'industriel.
    Côté sous...
    · Puissance taxée: Celle-ci diffère selon l'ONE et les régies.
    Pour l'ONE, la puissance taxée est celle souscrite. Si la puissance appelée est supérieure à la puissance souscrite, il y a une majoration de redevance de 50% durant le mois de dépassement.
    Pour les régies, si la puissance appelée est supérieure à celle souscrite, la redevance de puissance taxée sera celle appelée et cela pendant 12 mois.
    · Le coût de l'électricité répond à la tarification en vigueur depuis le 1er janvier 1996.
    · Cosinus phi. L'ONE n'applique les pénalités pour mauvais cos phi, c'est-à-dire inférieur à 0,8, que 6 mois après le début du contrat.
    · Pénalités pour minimum non atteint:
    L'ONE octroie un différé de 2 ans pour cette pénalité.

    Fatima MOSSADEQ


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