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    Economie

    La concession de la collecte des ordures à Casablanca en stand-by

    Par L'Economiste | Edition N°:645 Le 24/11/1999 | Partager



    · Le cahier des charges a ignoré le volet financier
    · Les communes urbaines devront augmenter leur contribution dans le budget consacré à la collecte


    Le projet de concession de la collecte des ordures à Casablanca est loin de se concrétiser. Programmé pour passer à la session d'octobre du conseil de la Communauté Urbaine de Casablanca (CUC), il a été reporté. Motif invoqué par le président de la CUC, M. Abdelmoughit Slimani, le volet financier n'a pas encore été ficelé. Les communes ont accepté de transférer leurs compétences en matière de collecte des ordures à la Communauté, mais à aucun moment le problème de financement n'a été discuté. Et pourtant le cahier des charges est déjà fin prêt. Il a fallu donc qu'il transite par le département spécialisé du Ministère de l'Intérieur, tuteur des collectivités locales, pour se rendre compte du caractère incomplet du montage du dossier. Le volet financier a été occulté.
    Selon la CUC, pour obtenir un meilleur service, le budget consacré à la collecte doit être revu à la hausse. D'une autre manière, les communes doivent contribuer davantage au financement de l'opération.
    Selon les dispositions de la loi, les communes versent 50% de la taxe d'édilité à la Communauté, ce qui correspond à environ 230 millions de DH. Le reste est placé dans une caisse commune pour être affecté par la suite à différentes opérations, notamment celle de la collecte. Certaines communes ne le font pas puisqu'elles ne réalisent pas d'excédent. Dans ce cas, les communes riches accepteront-elles de mettre la main à la poche au-delà de leur contribution initiale?
    «C'est l'objet même du principe de l'unité de la ville développé par le dernier colloque sur les collectivités locales consacré à la décentralisation et la déconcentration, tenu à Casablanca en octobre 1998», indique M. Slimani. Selon ce principe, les recettes provenant de la taxe d'édilité doivent être affectées en totalité à l'opération de la collecte. L'excédent des communes les plus riches devra ainsi compenser le déficit des plus pauvres. Cette vision globale de Casablanca intègre en outre la décharge et les centres de transfert. Le cahier des charges relatif à la concession de la décharge est prêt, mais le projet est toujours en instance.
    Les négociations entamées il y a plusieurs mois avec la société canadienne Biotren n'ont pas abouti. Motif invoqué par le président de la CUC, la société n'a pas respecté ses engagements. Elle avait maintenu sa demande pour que les communes urbaines payent chaque année 120 millions de DH qu'elle a par la suite réduits à 80 millions. "Cette condition n'était pas contenue dans l'accord passé avec le Conseil de la Communauté", explique M. Slimani. Le président de la CUC se dit prêt à réouvrir le dossier si Biotren renonce à ses conditions. Il est à rappeler que, pour la construction de la décharge, Biotren envisageait d'investir près de 400 millions de Dollars, soit 2,7 milliards de DH. Le contrat de gestion déléguée devait s'étaler sur une période de 30 ans. En contrepartie, Biotren devait extraire du biogaz de la décharge pour le vendre à l'ONE. Le programme prévoyait la création d'une filiale spécialisée dans la valorisation du gaz dès que le traitement des ordures aura commencé.


    Génération spontanée à Derb Ghallef

    C'est à un jeu de cache-cache que se livrent la Commune du Mâarif et certains de ses administrés pour l'assainissement du terrain jouxtant le célèbre souk de Casablanca. La Commune a beau envoyer régulièrement ses camions-bennes pour nettoyer le site, la montagne des ordures se reconstitue spontanément dans les 48 heures. Et ce n'est pas seulement du seul fait des riverains. Chaque soir, de nombreuses sociétés de bâtiment et travaux publics déversent leurs déchets sur le site. Et dire qu'elles se réclament entreprises citoyennes. On croit rêver.

    Adil BOUKHIMA


    Tunis: C'est propre partout

    Quelle surprise pour un Marocain quand il se déplace dans Tunis et ses grandes banlieues, touristiques ou industrielles: C'est propre partout. Pas de saletés qui traînent le long des trottoirs ou des routes; pas de tas d'ordures abandonnés dans les terrains vagues; pas de gravats autour des chantiers (et il y en a en grand nombre, surtout dans les zones touristiques). Le service de ramassage des ordures se fait de nuit, toutes les nuits (et non le matin, un jour sur deux ou trois comme dans les villes marocaines). Il ne suscite pas de difficultés, si bien que les Tunisois ne savent pas très bien qui s'occupe de leurs ordures: "C'est l'Etat", répondent-ils, surpris qu'au Maroc les problèmes d'ordures et de saleté soient assez graves pour faire l'objet de conversations quotidiennes. Dans les champs brûlés par la sécheresse de cet automne, pas de plantations de mica non plus. S'il y a quelques taches noires, ce ne sont pas des sacs en plastique, ce sont des poules!
    Non loin de l'Aéroport de Tunis-Cartage, un grand boulevard neuf avec des grands panneaux "Boulevard de l'Environnement". L'esprit marocain sourit devant cette manière bureaucratique de mobiliser les gens. Il a tort puisque les preuves de réussite sont là!

    Nadia SALAH

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