Affaires

La Commission d'enquête sur le CIH passe à la vitesse supérieure

Par L'Economiste | Edition N°:887 Le 02/11/2000 | Partager

. M. Mohamed Seqat, gouverneur de Bank Al-Maghrib, et Moulay Zine Zahidi, ex-PDG du CIH, ont été entendus par la Commission d'enquête parlementaireJubilation dans les rangs des députés membres de la Commission d'enquête parlementaire sur le CIH. Ils ont le sentiment du travail bien fait. Ce n'est pas encore fini. La Commission entendra aujourd'hui jeudi d'autres responsables concernés par l'affaire. Jusque-là, toute personne convoquée répond présent. Mardi, c'était au tour de M. Mohamed Seqat, gouverneur de Bank Al Maghrib, de venir au Parlement pour répondre aux questions des députés. Il a dû patienter plus d'un quart d'heure avant d'accéder à la salle numéro 2 située au sous-sol et réservée aux travaux de la Commission d'enquête dont l'accès est interdit à toute personne étrangère au dossier (c'est marqué sur la porte). Normal, Bank Al-Maghrib est actionnaire à hauteur de 13% dans le CIH. Avant M. Seqat, la Commission a entendu Moulay Zine Zahidi, ex-PDG de l'établissement bancaire. A sa sortie de la salle, l'homme semble assommé. Après avoir sorti son téléphone portable, l'homme a pris son cartable marron foncé et s'est mis à longer le hall du Parlement, juste devant le portail du bâtiment. Indécis, voulant visiblement rester seul, il attendait quelqu'un pour repartir. La liste des personnes convoquées comporte 12 noms. Il s'agit notamment de MM. Othman Slimani, ancien PDG du CIH et Abdelhak Benkirane, ancien DG de la même banque. Sur la liste également, M. Khalid Kadiri, PDG de la CDG (qui détient près de 34% du CIH).Pour l'heure, une source proche du dossier affirme que les auditions ont confirmé la mauvaise gestion. Cependant, la Commission n'est pas encore au bout de ses peines. Elle doit examiner des milliers de documents contenus dans des cartons. En tout cas, elle a jusqu'au 17 janvier pour remettre son rapport. La Commission cédera le témoin au président de la Chambre des Représentants qui aura le loisir de décider de publier intégralement ou partiellement le rapport de la Commission au Bulletin Officiel ou lui consacrer une séance publique de la Chambre. La justice pourra alors être saisie. M. C.


Créances en souffrance

La banque a entamé à partir de 1999 une stratégie d'assainissement du portefeuille des crédits pour un montant de 810 millions de DH (601 millions de DH de reprises sur provisions et 209 millions de DH de pertes sur créances irrécupérables et non couvertes par des provisions). Ceci a induit une stagnation du total des crédits à 24,23 milliards de DH au terme du premier semestre 2000 (24,09 milliards à fin juin 1999). Le total bilan à fin juin 2000, toujours, a atteint 30,80 milliards de DH soit une hausse de 4%. Les impayés se sont élevés à 9,85 milliards de DH après 24,09 milliards à fin juin 1999. Cette hausse est due principalement à la mise en application progressive des règles prudentielles en matière de classification des créances conformément aux normes de Bank Al-Maghrib. A noter que 4 ou 5 clients détiennent plus de la moitié de ces créances. F. T.

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