×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie Internationale

La Chine a un pied dans l'OMC

Par L'Economiste | Edition N°:640 Le 17/11/1999 | Partager

· Un grand pas est franchi pour la 10ème puissance commerciale mondiale pour intégrer l'Organisation internationale

· Mais l'adhésion à part entière ne peut avoir lieu avant Seattle


La Chine et les Etats-Unis ont signé hier à Pékin un accord sur l'adhésion du pays de Mao à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
La cérémonie a eu lieu en présence du ministre chinois du Commerce Extérieur et de la Coopération Economique Shi Guangsheng et de la représentante américaine au commerce Charlene Barshefsky.
Selon la presse chinoise, les deux pays se sont mis d'accord sur les termes et conditions d'accès au marché chinois, incluant des engagements spécifiques sur les biens industriels, les produits agricoles et les services. Les deux gouvernements sont également parvenus à une entente sur des provisions ayant trait à l'accès aux marchés respectifs des deux pays.

Dernière chance


Ces négociations étaient considérées comme la dernière chance de parvenir à un accord sur l'adhésion de la Chine à l'OMC avant la conférence ministérielle de Seattle (Etats-Unis) qui doit donner à la fin du mois le coup d'envoi d'un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales. Cependant, cet accord ne signifie pas que Pékin devienne membre à part entière de l'OMC avant cette conférence ministérielle, le pays devant auparavant achever des négociations bilatérales avec tous les autres pays qui ont demandé à négocier avec lui.
Rappelons que la Chine tente d'adhérer depuis 1986 à l'Organisation internationale. Son entrée à l'OMC permettrait ainsi d'inclure dans l'institution de Genève la 10ème puissance commerciale mondiale. En vingt ans de réformes et d'ouverture à l'économie mondiale, le commerce extérieur chinois est passé en effet de la 32ème à la 10ème place du classement mondial, alors que ses exportations étaient multipliées par 20.

L'année dernière, les ventes de la Chine à l'étranger ont atteint 183,76 milliards de Dollars et ses importations 140,17 milliards, laissant un excédent commercial record de 43,6 milliards.
Le pays le plus peuplé de la planète est ainsi le premier exportateur des pays en développement. Environ la moitié des importations relèvent en fait du commerce de sous-traitance, qui consiste à transformer en Chine des matières premières qui sont ensuite réexportées.
Quant au produit intérieur brut (PIB), la Chine occupe désormais la septième place mondiale, mais tombe au 149ème rang lorsqu'on le calcule par habitant. En 20 ans, le PIB par tête a été multiplié par 16, dépassant 725 Dollars par an. La croissance du PIB a par ailleurs atteint un record mondial de 9,6% en moyenne annuelle depuis 1980.
La Chine est également depuis le début de la décennie la deuxième destination du monde pour les investissements étrangers, après les Etats-Unis, avec plus de 40 milliards de Dollars de capitaux reçus l'an dernier. Avec ses exportations et ses investissements étrangers, elle est ainsi parvenue à accumuler les deuxièmes réserves de changes du monde après celles du Japon: 151,51 milliards de Dollars, soit un peu plus que sa dette extérieure (148,77 milliards de Dollars en milieu d'année).


Rappel des faits


En juillet 1986, la Chine membre fondateur du GATT (Accord Général sur les Tarifs douaniers et le commerce, devenu OMC) en 1947, demande à être réadmise au sein de l'Organisation qu'elle avait quittée après l'arrivée au pouvoir des communistes en 1949. En juin 1989, les discussions sont suspendues à la suite de la répression de Tienanmen, alors que les grandes puissances redoutent que la Chine ne revienne sur ses réformes économiques et sur son ouverture au commerce international.
En décembre 1994, la Chine échoue à faire partie du GATT avant la date butoir du 1er janvier 1995 qu'elle s'était fixée pour pouvoir devenir membre de l'OMC. Les discussions avec la nouvelle OMC sont lancées en mai 1995. A partir du début de la crise financière asiatique en juillet 1997, la Chine maintient la parité du Yuan et s'attire la reconnaissance de la communauté internationale. Mais Pékin laisse s'enliser le dossier OMC, de peur qu'une ouverture brutale des frontières n'aggrave son ralentissement économique et ne complique encore ses réformes. Après les bombardements de l'Ambassade de Chine en Yougoslavie par l'OTAN en mai 1999, Pékin gèle les négociations avec les Etats-Unis et l'Union Européenne. Les négociations sino-américaines ont finalement repris en septembre dernier après un sommet des présidents Jiang Zemin et Bill Clinton en Nouvelle-Zélande et ce mois-ci a donc eu lieu la visite à Pékin de la représentante américaine pour le Commerce, Charlene Barshefsky, à l'issue de laquelle a été signé l'accord.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc