International

La Chine demande aux entreprises de ne pas licencier

Par | Edition N°:2930 Le 29/12/2008 | Partager

. Les industries ont chuté de 14,5%. Les multinationales ont cessé d’embaucher Un haut responsable chinois a appelé vendredi dernier les entreprises d’Etat à éviter de licencier en 2009 malgré leurs difficultés, alors que la crise touche tout le pays et que les autorités s’inquiètent de la gravité des difficultés économiques et sociales. «Les entreprises détenues par l’Etat doivent maintenir la stabilité de leurs effectifs et essayer de ne pas supprimer des emplois», a indiqué Li Rongrong, président de la commission de supervision économique, cité par l’agence Chine Nouvelle. La crise a réduit les bénéfices des industries chinoises sur les 11 premiers mois de 2008, surtout ceux des entreprises d’Etat qui ont chuté de 14,5%, selon des statistiques officielles parues vendredi dernier.«L’impact de la crise financière sur notre économie et les entreprises d’Etat ne doit pas être sous-estimé (...), la situation l’an prochain sera grave et les difficultés nombreuses. Davantage d’efforts doivent être consacrés à la question de la stabilité sociale», a dit Li Rongrong. Des remarques qui interviennent après une série d’émeutes ces dernières semaines en raison de suppressions d’emplois.Par ailleurs l’ACFTU (All-China Federation of Trade Unions), le syndicat unique chinois, a appelé les firmes étrangères en Chine à accepter la formation de cellules syndicales, critiquant les groupes encore réticents comme Microsoft, Morgan Stanley ou le japonais Marubeni, a déclaré au China Daily Gao Wencai, un cadre du syndicat. Environ 17% des groupes du classement Fortune 500 ayant installé un siège régional en Chine n’ont pas laissé se créer des syndicats dans leurs filiales chinoises, a déclaré Gao, les accusant d’avoir «des doubles critères» puisqu’ils autorisent les salariés à avoir des syndicats dans leur pays. Selon le China Daily, 483 des entreprises du classement Fortune 500 opèrent en Chine et 357 y ont installé des sièges régionaux. De nombreuses multinationales ont cessé d’embaucher voire diminué leurs effectifs en raison de la crise.«Vu la situation, nous leur demandons instamment d’autoriser les syndicats afin de protéger les salariés», a réclamé Gao, responsable de l’ACFTU, émanation du Parti communiste au pouvoir.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc