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    Economie

    La CDT dresse le bilan du dialogue social

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Tournant le dos à la logique de la confrontation, la Confédération Démocratique du Travail (CDT) s'est lancée dans la concertation. La présentation du bilan du dialogue social confirme la nouvelle stratégie de la centrale.


    La CDT est tombée sous le charme du dialogue. Son secrétaire général a corroboré cette fraîche tendance à l'occasion d'un point de presse tenu au siège de la centrale jeudi 5 juin. M. Mohamed Noubir Al Amaoui a balayé l'idée d'un échec du dialogue social entamé il y a plus d'un mois. Il a préféré parler de retard. Ce ralentissement s'explique par l'existence de plusieurs entraves et l'exécution partielle des engagements pris. De même, des articles exigent des études poussées. Le leader syndical a affirmé qu'il a pris en considération les contraintes budgétaires et les résultats de la campagne agricole. Mais cette compréhension ne devra pas obliger le syndicat à renoncer à ses revendications. Il a indiqué en substance: «Nous voulons acculer le gouvernement à respecter et exécuter les engagements pris dans le cadre de la déclaration commune du 1er août 1996». Un peu plus tard, il nuancera sa position en précisant: «Nous voulons un changement pacifique». Il a comparé le Maroc à un cristal qui ne devra pas subir de dégâts.

    Cette attitude à l'égard du dialogue social est alimentée par sa conviction de l'existence d'une volonté politique du gouvernement d'appliquer le contenu de l'accord. Cette perception a été ressentie lors de la rencontre la veille avec des membres du gouvernement. Autrement, la centrale était sur le point d'engager des actions.
    Ainsi, le leader syndical souffle le chaud et le froid. Il entend avertir que l'ouverture de son syndicat au dialogue, initié depuis le 1er août avec la déclaration commune, ne doit pas occulter la disposition de la centrale «à parer à toute éventualité».
    Les négociations sur les questions du dialogue social ont été différées. «Cette mise en veilleuse de la mécanique du dialogue social ne doit pas étonner outre mesure. En effet, le report a été dicté par le calendrier électoral qui exige que le ministre d'Etat à l'Intérieur se consacre entièrement au processus électoral», a indiqué M. Al Amaoui.

    Mise en garde


    Sur ce registre, le patron de la CDT a évité de donner des consignes strictes de vote. Il s'est contenté d'avancer que les suffrages iront aux forces progressistes et démocratiques et d'annoncer que la priorité ira aux programmes et à la crédibilité des candidats. Pourtant, le leader syndical est membre du Bureau Politique de l'USFP et a présidé trois meetings de son parti le week-end dernier à Settat, Ben Ahmed et Ben Guérir. Mais une chose est sûre: quelle que soit sa couleur, le gouvernement qui sera mis en place après les élections devra compter avec la CDT. Cette affirmation a claqué comme une mise en garde adressée à l'éventuelle alternance.

    Mais auparavant, M. Al Amaoui avait passé en revue l'ensemble des engagements contenus dans la déclaration commune. Pour la question des suspendus et des révoqués, le gouvernement a exprimé son accord pour les réintégrer et régulariser leur situation financière et administrative depuis la date de leur arrêt de travail. Ils bénéficient d'une avance sur leurs dus. Quant à la promotion interne, un accord définitif a été conclu lors de la réunion du 29 avril dernier fixant les modalités définitives relatives à l'exécution de cet engagement. Les dus des bénéficiaires seront répartis sur trois ans à partir du 1er juillet 1996 et profiteront à tous les fonctionnaires de l'Education Nationale qui remplissent les conditions de la promotion au 31 décembre 1996. En revanche, les travaux de la commission de la couverture sociale n'ont pas avancé en raison de la contradiction entre les promoteurs d'une approche solidaire et celle individualiste. Quant au logement social, les travaux de la commission sont suspendus à la nature de l'organisme qui devra gérer les 3% en provenance des entreprises, les 2% du budget d'équipement du gouvernement et le 1% de participation des salariés. La CGEM voit dans les 3% une charge fiscale supplémentaire. Les syndicats ne sont pas d'accord pour généraliser le prélèvement de 1% à l'ensemble du personnel. Ils veulent le réserver aux salariés intéressés par l'acquisition d'un logement.

    Mohamed CHAOUI

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