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    Culture

    La caravane de l’histoire poursuit son périple

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Plus de 2.500 enfants participent à des ateliers artistiques . Distribution de 67.000 livres dans 16 régions La caravane de l’histoire poursuit sa tournée à travers le Maroc. Des «ateliers patrimoine» au profit d’enfants de 8 à 12 ans sont organisés successivement depuis août dernier dans les seize régions du pays. Après Fès, Meknès, Oujda, El Hoceima, Tanger, Kénitra, Settat, Safi, Béni Mellal, Marrakech, Agadir, Laâyoune et Dakhla, la caravane se rendra à Guelmim le 31 octobre et enfin à Casablanca et Rabat respectivement les 7 et 13 novembre. Organisée et financée par l’Association pour le 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès, cette opération a pour but de sensibiliser les jeunes à la richesse culturelle marocaine. «Il s’agit de les impliquer dans une approche de la mémoire et de l’identitaire à partir d’éléments concrets abordés de façon attractive», indiquent les organisateurs. A signaler que Amina Hachimi Alaoui, directrice du carrefour des Arts, et Nadia Benmoussa, historienne et directrice communication à l’université de Ben M’Sick à Casablanca, ont été chargées de la conception et de l’animation de ces ateliers en raison de leur longue expérience du terrain. Après réflexion, elles ont retenu huit thèmes pour ces ateliers: poterie, zellige, tapis, henné, luth, écriture, calligraphie et architecture. Elles traversent elles-mêmes chacune des villes concernées, dans une caravane équipée en matériel artisanal. Des artisans et des professionnels les accompagnent tout au long du périple pour enseigner aux enfants leur art, le temps d’un week-end. Une moyenne de 160 enfants par ville (soit un total de 2.560) bénéficient de ce programme, dans une ambiance de détente et de convivialité, propice au dialogue, au partage et à la tolérance. Regroupés en petits groupes de quinze, ils peuvent toucher, malaxer, reconstruire… Les bénéficiaires sont essentiellement des enfants provenant de milieux défavorisés, qui vivent parfois dans un climat de violence et de frustration. Le geste plastique est non seulement pour eux un acte artistique, mais aussi un mouvement libérateur. C’est ce qu’explique Nadia Benmoussa: «En libérant la créativité, on casse la frustration et on libère la parole». Certains cas difficiles (venant d’orphelinats ou de maisons d’arrêt) ont même appris la sociabilité, l’échange et le partage.Très enthousiaste, Nadia Benmoussa appelle à une systématisation de cette manière d’enseigner. «C’est une expérience passionnante. Nous avons un accueil formidable dans la plupart des villes que nous visitons. Nous sommes à chaque fois assaillis de demandes. Le succès est total», témoigne-t-elle. En plus de leur participation aux ateliers artistiques, les enfants reçoivent des livres de contes édités par «Le carrefour des Arts» et «Yanbow al kitab». L’Association pour le 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès a financé l’édition de 67.000 livres, qui sont distribués par la caravane de l’histoire au fur et à mesure de ses déplacements. Les colonies de vacances, les écoles, les associations et les centres pour enfants reçoivent de nombreux livres, afin d’alimenter leurs bibliothèques et salles de lecture. Nadia BELKHAYAT

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