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    Economie

    La Bourse et le marché des changes en s'amusant

    Par L'Economiste | Edition N°:103 Le 11/11/1993 | Partager

    Avec l'élargissement du marché financier, le besoin de s'initier aux techniques financières internationales devient urgent. Citibank Maghreb, comme l'année dernière, a réuni quelques banquiers et décideurs pour un “jeux boursier" grandeur nature.

    Pendant cinq jours, des intervenants potentiels sur le futur marché des changes ont été réunis par la Citibank-Maghreb pour se familiariser avec quelques techniques financières internationales.

    Le "Bourse game" a pour objectif de permettre aux différents intervenants, entre autres, banquiers, financiers d'entreprises et opérateurs économiques, de se familiariser avec les opérations du marché monétaire et du marché des changes par le biais d'un jeu de simulation. L'émergence d'un nouvel environnement financier a en effet suscité un grand besoin de se familiariser avec les instruments, ou mieux, de les maîtriser. Dans cette perspective, le séminaire englobe un volet théorique et une partie application pratique qui permet de tester les concepts et les principes mis en relief.

    Le marché monétaire branché sur le marché des devises

    Schématiquement, il consiste en une simulation du marché des devises et du marché monétaire. Les participants jouent le rôle d'une banque sur ces marchés. Les banques sont donc mises en concurrence pour exécuter les opérations en devises de leur clientèle, en plus de celles qu'elles traitent entre elles et avec la banque centrale. Les banques sont supposées effectuer toutes les opérations courantes, notamment les collectes de fonds, les placements de trésorerie et d'échanges de devises. Chaque participant (deux par banque pour ce séminaire) est responsable d'une institution. Il a la fonction de cambiste, de comptable et d'auditeur avec en sus des responsabilités de stratégie et de politique générale.

    Au départ, les banques ont la même dotation en capital en monnaie locale. Elles doivent alors gérer leur trésorerie aussi bien en monnaie locale qu'en devises en intervenant sur les marchés. Le scénario met ainsi l'accent sur les interactions entre le marché monétaire et le marché des changes. Le jeu commence par des opérations simples telles que les spots (opérations au jour le jour). Des produits plus sophistiqués (swaps, cours croisés...) sont introduits au fur et à mesure.

    La banque centrale pour sa part garde ses fonctions habituelles qui sont, principalement, le contrôle de la masse monétaire, le maintien de la valeur de la monnaie locale sur le marché des changes, le contrôle des taux d'intérêt sur le marché interne et le maintien des réserves de change. À la clôture des opérations, la performance de chaque banque est évaluée sur la base des indicateurs tels que le profit, le nombre de transactions interbancaires, le volume d'affaires traitées avec la clientèle.

    Le stress du cambiste

    En termes négatifs, cette évaluation prend en compte les pertes subies, le montant des fonds non investis ou celui des pénalités appliquées par la banque centrale pour manquement aux règles établies.

    Une simulation certes, mais le jeu a révélé le caractère stressant d'un travail de cambiste ou de trésorier. Ces fonctions supposent, non seulement un contrôle parfait des instruments à manipuler, mais aussi et surtout une vive capacité de réaction, d'autant que les intervenants sont constamment à l'affût des opportunités.

    Le décor n'est pas encore posé. Mais l'évolution du système financier tend, à moyen ou long terme, vers cette situation. D'ailleurs, la dernière circulaire de l'Office des Changes autorisant les banques à ouvrir des comptes en devises aux RME et aux exportateurs de biens ou de services possesseurs d'un compte CCP.EX, respectivement à concurrence de 10 et 5% de leurs recettes d'exportation, permet aux banques d'effectuer des opérations en devises (Cf pages 22 et 24). Il n'est cependant pas encore autorisé de passage direct Dirham-devise. Il y a une nette distinction entre les opérations effectuées sur le Dirham et les autres devises.

    Les spécialistes font remarquer dans ce sens qu'il n'est pas possible d'imaginer un marché des changes à terme sans marché monétaire et sans la possibilité pour les banques de gérer des positions de change.

    En attendant l'évolution vers un système beaucoup plus ouvert, M. Jalloul Ayed, directeur général de Citibank-Maghreb, estime qu'il est nécessaire d'anticiper sur les faits en vue de donner dès maintenant des outils aux intervenants sur les marchés monétaire et des changes. Il précise par ailleurs que le potentiel humain en place est parfaitement en mesure de maîtriser les techniques financières.

    Citibank-Maghreb se propose d'organiser au moins une fois par an un tel module de formation pour maintenir les connaissances en l'état et initier les participants aux nouvelles techniques en vigueur, d'autant que les innovations se multiplient de manière très rapide.

    A.D.N.

    Quelques principes du marché des changes

    LE marché des devises n'est pas une entité géographique. C'est un mécanisme qui permet aux acheteurs et vendeurs de devises de se rencontrer. Il se forme sur la base des offres et des demandes émanant des différents intervenants. Son aspect le plus tangible est le système de communication reliant les participants.

    Ces derniers sont des banques, des courtiers, des entreprises ou même des personnes dont les affaires nécessitent la participation au marché.

    Il existe plusieurs types de transactions effectuées sur le marché des changes.


    Les paiements des importations:

    Ces opérations constituent la raison d'être du marché.
    A titre d'illustration, imaginons un fabricant italien de chaussures qui importe des peaux du Pakistan. Il a besoin de Roupies pakistanaises pour payer son fournisseur. Pour dénouer l'opération, il va vendre des Lires pour acheter des Roupies. Conséquence: il crée une offre de Lires et une demande de Roupies.

    A l'opposé, un constructeur automobile italien qui exporte des voitures au Pakistan demande à être payé en Lires. Son client pakistanais va donc vendre des Roupies pour acheter des Lires, créant ainsi une demande de Lires et une offre de Roupies.

    C'est de la rencontre de ces offres et demandes que naît le marché des changes.


    Les transferts internationaux:

    Ils se placent en deuxième position après le commerce international et regroupent:

    - les rapatriements de fonds par des individus résidant à l'étranger;
    - les investissements à l'étranger et rapatriement de dividendes y afférents;
    - le paiement de redevances et autres services rendus à l'étranger.


    Les arbitrages de taux d'intérêts:

    Il s'agit du déplacement de fonds du marché monétaire d'une devise à celui d'une autre, pour profiter d'un déséquilibre entre les taux d'intérêt et obtenir ainsi un meilleur rendement sur un placement, ou un moindre coût sur un emprunt.


    La spéculation:

    Il consiste en l'achat ou la vente à terme de devises, sans le support d'une transaction commerciale, mais uniquement avec l'espoir de réaliser un profit à un moment futur en procédant à l'opération inverse au comptant.


    La couverture à terme:

    Contrairement à la spéculation, cette opération est basée sur une transaction commerciale. Elle a pour but d'éliminer, moyennant un certain coût, le risque d'une variation future des taux de change.

    N.B.: Extrait du Manuel du cambiste de Citibank.

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