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La Bourse de Milan s’invite à Casablanca
Entretien avec Angelo Tantazzi, président de la Bourse d’Italie

Par L'Economiste | Edition N°:3170 Le 15/12/2009 | Partager

La Bourse d’Italie s’invite au Maroc. A l’occasion d’une visite à Casablanca, son président, Angelo Tantazzi, anime aujourd’hui une conférence à la Bourse de Casablanca à l’initiative de la Chambre de commerce italienne au Maroc. Le marché local reste prometteur, estime-t-il. Tantazzi fait le pari des synergies tant au niveau de la formation que des plateformes technologiques. La Bourse italienne est réputée notamment pour son expertise sur les produits dérivés et pourrait faire profiter son homologue marocaine. - L’Economiste: Les signes de reprises sont de plus en plus visibles à l’international, peut-on espérer une remontée des indices boursiers pour 2010? - Angelo Tantazzi: Les indices des prix des actions ont beaucoup augmenté pendant 2009, spécialement en raison des conditions de liquidité abondante et du coût de l’argent très bas. Des conditions générées par les politiques monétaires pour arrêter la chute de l’activité productive et soutenir la reprise.Le niveau des prix des actions en 2010 devra trouver d’autres points de force, surtout dans un cadre de consolidation des perspectives de croissance de l’activité productive dans un certain nombre de pays.- Comment, à votre avis, la Bourse de Casablanca peut être plus attractive? - Une Bourse actionnaire est composée de deux éléments: une plateforme technologique et un cadre de règles pour les comportements des émetteurs, des intermédiaires et des investisseurs.Une bonne technologie est aujourd’hui disponible avec des coûts en cours de réduction. Les règles dépendent de l’environnement légal du pays, de son histoire, de son degré de transparence, des choix règlementaires de ses autorités de contrôle; c’est-à-dire de tous les éléments qui définissent une culture et la protection de l’investissement en actions, qui, il faut toujours le rappeler, est un investissement qui comporte des risques.Or ce sont précisément ces structures règlementaires qui définissent le degré d’attractivité d’une Bourse pour les investisseurs institutionnels nationaux.- Que peut apporter la Bourse italienne à son homologue marocaine, pour l’aider à se développer? - Nous sommes toujours disponibles à aider les Bourses en développement sur des projets spécifiques pour contribuer à leur croissance dans la meilleure façon. Pour améliorer le fonctionnement du marché, il est opportun de se doter immédiatement d’une contrepartie centrale pour une gestion correcte des risques, et d’un efficace système de régulation des transactions en titres.La Bourse italienne a aussi développé des activités spécifiques de formation pour les opérateurs financiers pour augmenter leurs connaissances et leurs compétences à travers une activité d’Academy. En plus, elle a promu auprès des émetteurs italiens l’adoption de règles de corporate governance pour s’aligner aux meilleures pratiques des marchés internationaux pour ce qui concerne la gestion et l’information sociétaires, la transparence, la gestion du conflit d’intérêts…- Etant donné l’expérience de la Bourse de Milan dans le domaine des produits dérivés, quels conseils pourriez-vous donner?- Quand le marché des actions atteint un certain degré de maturité, l’utilisation d’instruments dérivés est positive et crée des effets bénéfiques même sur le marché cash en termes d’échanges et de liquidités. Il est opportun, au début, de commencer avec des produits dérivés simples afin de former graduellement l’expérience nécessaire pour œuvrer dans ces marchés.- Depuis quelques mois, il est question d’ouvrir le capital de la Bourse de Casablanca à de nouveaux institutionnels (banques, assurances…). Certains ont même parlé de l’entrée d’une autre Bourse comme cela a été le cas de celle d’Italie en 1997. Seriez-vous intéressé? - La privatisation des Bourses a été un processus global très commun pendant la dernière décennie, qui en a favorisé le développement. Le jour où la perspective de l’ouverture du capital de la Bourse de Casablanca deviendra concrète, on pourra évaluer les perspectives d’une telle décision…


Fonctionnement

LA Bourse de Milan est la quatrième Bourse européenne par valeur des échanges. Elle gère les marchés des obligations, particulièrement le marché de gros des titres d’Etat (MTS) réservé aux banques et le marché au détail (MOT) connu pour l’importante participation des petits investisseurs. A ce titre, la Bourse de Milan dispose de deux autres marchés, l’ETF, où sont négociés des fonds qui répliquent les index, et le Sedex, qui représente un marché très diversifié en termes de produits. On peut même y négocier des dérivés sur «commodities» ou sur d’autres valeurs mobilières. Enfin, la Borsa Italiana intègre, dans un même groupe, l’activité de contrepartie centrale qui assure la bonne fin des contrats stipulés dans les marchés.Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI

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