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La BNP essaye de mettre la main sur le nouveau groupe SG-Paribas

Par L'Economiste | Edition N°:461 Le 11/03/1999 | Partager

· Une OPA inamicale

· La BNP continue de chercher la croissance externe


LE secteur bancaire français est encore une fois au-devant de la scène. Après l'annonce de la fusion de la Société Générale (SG) et de Paribas en février, c'est au tour de la Banque Nationale de Paris (BNP) de jouer les vedettes. La proposition de la BNP de racheter SG-Paribas mardi soir a eu l'effet d'une bombe dans les milieux financiers européens. En effet, la banque a déposé auprès des autorités boursières françaises une offre spectaculaire pour acquérir la totalité des actions de ses concurrentes SG et Paribas, déjà en voie de fusion. La troisième banque française serait ainsi propulsée à la première place mondiale avec un total de bilan de quelque 850 milliards d'Euros.
L'offensive de la BNP intervient alors que la banque, qui a opéré sous la houlette de son président Michel Pébereau un redressement spectaculaire depuis sa privatisation en 1993, vient d'annoncer pour 1998 un bénéfice record de 1,11 milliard d'Euros (1Euro=10,64224 DH). Cette opération est perçue par le marché comme la revanche de Michel Pébereau après une série de revers qui lui ont valu des commentaires de plus en plus dubitatifs des analystes. Ces derniers lui reprochaient son incapacité de réussir une opération de croissance externe. Il y a eu d'abord la Banque Indosuez que la BNP convoitait plus ou moins ouvertement et qui lui est passée sous le nez en 1996. Elle a été cédée par le groupe Suez au Crédit Agricole. Deux ans plus tard, c'est le groupe public CIC, vendu par l'Etat au Crédit Mutuel, qui échappait encore une fois à la BNP.

La dernière déception en date de la BNP lui vient du Crédit Lyonnais. Manifestant son intérêt quant à un projet industriel avec la privatisable, la BNP a vu se profiler à l'horizon un candidat très sérieux, le Crédit Agricole, qui bénéficiait déjà des faveurs du président du Lyonnais. Si l'opération tripartite réussit, le nouveau groupe baptisé provisoirement SBP deviendra un géant mondial de la finance dont la capitalisation boursière est évaluée à 54 milliards d'Euros.
Toutefois, cette OPA est qualifiée d'inamicale aussi bien par la Société Générale que par Paribas. «A aucun moment depuis le 1er février 1999 l'idée d'une fusion à trois n'a été évoquée avec la BNP. Elle n'a donc jamais été étudiée sous l'angle de ses conséquences économiques et humaines», selon le communiqué commun aux deux banques protestataires. Avant de prendre la décision de fusionner, la Société Générale et Paribas avaient cependant «longuement» étudié l'option d'un rapprochement avec la BNP chacun de son côté. «Cette option avait été écartée», ont tenu à préciser les deux dirigeants.
En attendant, et devançant les inquiétudes probables des personnels des trois banques sur les répercussions sociales d'une telle opération, la BNP a affirmé qu'il est prévu de réduire les effectifs sans licenciements.

Hanaâ FOULANI (AFP)



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