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    La BNDE prendra le contrôle de la BMAO

    Par L'Economiste | Edition N°:39 Le 23/07/1992 | Partager

    Le capital de la BMAO qui est de 100 MDH est actuellement éparpillé entre une centaine d'actionnaires dont les plus importants sont d'une part le groupe Youssefi-Aït Menna (45% environ) et la Lyonnaise de Banque (7%). Cette dernière souhaiterait, autant que possible, maintenir le niveau de sa participation, malgré les récents changements à sa direction(1).

    L'entrée de la BNDE dans le capital de la BMAO se ferait par le biais d'une augmentation du capital qui serait réservée à la BNDE. Le capital serait ainsi porté à 200 MDH, ce qui permettrait de doubler les fonds propres de la banque, dans la perspective des prochains réaménagements réglementaires(2).

    Le nouveau paysage bancaire qui se met en place depuis quelques années et surtout depuis la levée de l'encadrement du crédit début 91, impose en effet des contraintes nouvelles aux banques et particulièrement aux plus petites d'entre elles. Cette évolution, comme nous l'avons déjà vu avec l'opération BCM-SBC, est propice à la concentration inter-bancaire.

    C'est dans ce contexte général que s'inscrit le rapprochement BNDE-BMAO. Dans la corbeille de mariage, la première apporte des services centraux bien structurés, un savoir-faire en matière d'étude des financements industriels (particulièrement pour les gros dossiers), des fonds propres additionnels ainsi qu'un patrimoine non négligeable.

    La seconde apporte un savoir-faire de banque commerciale, une expérience dans les relations avec les PME et un réseau d'une trentaine d'agences.

    Cela étant, l'opération revêtirait son plein sens si les deux banques vont jusqu'au bout du rapprochement, avec les économies d'échelle que cela représente.

    Faute de quoi, la BNDE resterait une banque sans réseau et la BMAO une banque de petite taille.

    Une histoire mouvementée

    La BMAO fait partie du groupe de petites banques dont on dit qu'elles ont beaucoup souffert de la levée de l'encadrement du crédit et des différentes mesures réglementaires qui l'ont suivie.

    Cependant et contrairement à des bruits qui ont couru dans les milieux d'affaires, la banque n'est pas en difficulté. Au cours de l'année 91 et du premier semestre 92, la BMAO était souvent prêteur sur le marché monétaire inter-bancaire. Il lui est bien sûr arrivé, comme la plupart des autres banques, de se retrouver pour quelques jours "en enfer".

    La situation de la banque est en fait beaucoup plus saine qu'elle ne l'était au milieu des années 80 quand le retrait de l'agrément fut envisagé par les autorités de tutelle.

    Il avait fallu la changement de propriétaires et de direction générale pour entamer une opération de sauvetage marquée par une restauration de l'image de la banque et un assainissement interne.

    Signe de ce redressement, la banque augmente aujourd'hui ses provisions pour créances douteuses et contentieuses avec pour objectif d'en couvrir au moins 60%. Le niveau de ces provisions atteint actuellement 48 MDH pour 82 MDH de créances douteuses et contentieuses dont la plupart se sont constituées avant 1986.

    Ces créances représentent actuellement environ 8% de l'ensemble des crédits distribués par la banque. Comme ses consurs, la BMAO est aujourd'hui engagée dans une course aux ressources.

    Ainsi, rien dans les chiffres de la banque ni dans son environnement ne semblait menacer sa survie immédiate. Mais ses dirigeants ont probablement voulu anticiper sur des difficultés qui n'allaient pas manquer de surgir dans les prochaines années: d'une part, un cadre réglementaire de plus en plus contraignant pour les petites banques; d'autre part, une modernisation indispensable (guichets automatiques, informatisation développement du réseau) qui exige des investissements importants.

    N.E.

    (1) Changements marqués par le départ d'une personnalité connue et estimée des milieux bancaires marocains, M. Moulard.

    (2) Et notamment l'instauration d'un niveau élevé de fonds propres et du ratio Cooke. Actuellement, les fonds propres de la BMAO sont environ de 100 MDH.

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