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    Courrier des Lecteurs

    La BMCI à l'assaut du petit emprunteur

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    La banque continue de récolter les fruits de sa restructuration. Elle reste sur un excellent exercice 1997 (156 millions de DH de résultat net) et s'apprête à réaliser une importante opération dans le crédit à la consommation pour accompagner son développement.


    L'Etat-major de la Banque Marocaine pour le Commerce et l'Industrie (BMCI) vient de réaffirmer avec force sa volonté de prendre pied de manière significative dans le très porteur et désormais convoité créneau du crédit à la consommation. A l'évidence, la banque qui reste sur un florissant exercice social 97 (à 156 millions de DH, son résultat net est en hausse de 52% par rapport à 1996) ne veut pas se laisser doubler par la concurrence. A l'heure où les marges d'intermédiation tendent à se resserrer, le crédit à la consommation apparaît de plus en plus comme l'un des gisements de croissance pour le secteur bancaire. La décision de la banque est donnée pour imminente, probablement avant le mois de juin, révélait M. Mustapha Faris, président-directeur général, au cours du déjeuner de presse consacré à la présentation des résultats le 30 mars dernier. Il reste à en affiner les modalités.

    A la Direction de la banque deux options sont à l'étude: la première consiste à racheter une société de crédit parmi les chevronnés du secteur, de préférence un organisme non adossé à une banque et qui détienne au moins 10% du marché, objectif minimum que se fixe l'établissement, précise M. Faris. Plusieurs noms ont d'ailleurs circulé ces derniers temps dans les milieux financiers: Crédor, Sofac, Diac... Mais pour l'instant, les dirigeants de la BMCI tiennent à préciser «qu'aucune décision n'a été prise dans ce sens». En tout cas, il y a bien des sociétés qui cherchent à s'adosser à des banques, renchérit M. Jean-Claude Trémosa, administrateur-directeur général, comme pour confirmer la piste d'un rachat.

    Proximité clientèle


    La deuxième possibilité envisagée concerne une prise de participation substantielle dans une nouvelle plate-forme qui sera créée avec les actionnaires formant le tour de table actuel de la banque. Dans les deux cas la BMCI est prête à procéder à une augmentation de capital, confirme M. Trémosa. Ce qui en dit long sur ses ambitions dans le crédit de consommation où elle a une filiale qu'elle compte redynamiser. Le principe a été discuté lors du dernier conseil d'administration du 23 mars.
    A en juger par ses résultats, la filiale marocaine de la BNP (Banque Nationale de Paris) semble avoir laissé derrière elle les dures années de la restructuration. Son plan triennal 1998-2000 tient plutôt bien le cap, «voire au-delà de nos espérances», souligne le PDG. L'an passé, le produit net bancaire de l'établissement s'est élevé à 674 millions de DH contre 595 millions en 1996, soit une progression de 13,3 points. Le rendement des fonds propres atteint 13,3% à seulement 1,7 point de l'objectif que s'est assigné la banque au terme de son plan stratégique courant jusqu'à l'an 2000. «En vérité, la situation d'aujourd'hui n'est pas exceptionnelle, c'est celle d'hier qui était anormale», reconnaît M. Trémosa, peu surpris par la remontée de son établissement.

    La BMCI continue par ailleurs à grignoter des parts de marché sur la concurrence. La banque détient 8,8% du volume des emplois et 6,8% des ressources. «Passer à 10% pour les emplois et 8% de parts de marché des ressources dans un proche avenir reste raisonnable», explique M. Faris.
    Pour le reste, la réorganisation de l'entreprise se poursuit. Priorité à la proximité avec la clientèle. Dès le deuxième trimestre 1999, toutes les activités ne nécessitant pas de contact direct avec la clientèle vont être délocalisées sur le nouveau centre administratif de la banque. Au total, ce sont près de 350 personnes qui vont «déménager». Parallèlement, la mise à niveau des ressources humaines se poursuit. Une soixantaine de cadres seront recrutés cette année pour renforcer le contingent de 180 autres «grosses pointures» engagées l'année dernière.
    La BMCI est désormais reliée par un réseau intranet avec sa maison mère et l'ensemble des filiales de la BNP.

    Abashi SHAMAMBA

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