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International

La Berd se retire de l’Europe de l’Est

Par L'Economiste | Edition N°:2693 Le 16/01/2008 | Partager

. Elle quitte la République tchèque . Sept autres nouveaux membres de l’UE suivront d’ici 2010 Après 17 ans de présence dans les pays de l’ancien bloc communiste, la Berd (Banque européenne de reconstruction et de développement) vient de quitter la République tchèque, premier pays à pouvoir se passer d’elle, et elle est désormais assez riche pour être en mesure de distribuer des dividendes. De bonnes nouvelles en apparence, mais qui soulèvent des questions, au sein d’une institution qui se veut résolument différente des autres grands organismes internationaux. Depuis 1991, la Berd investit six milliards d’euros par an dans ses trente pays d’activité pour favoriser leur transition vers l’économie de marché. Elle place son argent dans de nouvelles entreprises aux côtés d’investisseurs locaux ou étrangers, apportant ainsi sa caution morale et financière au projet. «Nous ne sommes pas dans un métier de subventionnement mais de prise de risque», a précisé son président Jean Lemierre lors d’un entretien, «et ce qui compte est moins le volume de notre intervention que la qualité de celle-ci». Aujourd’hui, la Berd met la clé sous la porte en République tchèque, et elle quittera d’ici à 2010 les sept autres pays entrés dans l’Union européenne en 2004. Quand sait-elle qu’il est temps de quitter un pays? «Quand on y voit arriver un flot d’investisseurs qui ne nous demandent plus notre aide», répond simplement Lemierre. Fin novembre, dans une lettre ouverte au Financial Times, un ancien secrétaire général de la banque, Antonio Maria Costa, a cependant suggéré que la mission de la Berd était terminée, que «le temps était venu» pour elle de fermer et que ses actionnaires feraient mieux «de la privatiser et de placer son argent au Moyen-Orient». Répondant dans le journal au nom de l’institution, la directrice de la Communication de la Berd, Brigid Janssen, n’a pas exclu qu’un jour peut-être la Berd puisse pousser ses activités vers d’autres pays - comme la Turquie. En attendant, elle a vu «peu de logique» dans l’idée de fermer la Berd dans sa région actuelle, «alors qu’il reste tant à faire» selon elle. Citant l’exemple tchèque, Lemierre renchérit : «La Berd n’a rien d’une moule accrochée à son rocher (...) mais la vérité est qu’il y a encore une demande très forte d’intervention» même en Roumanie et Bulgarie, pourtant membres de l’UE depuis 2007. La crise financière actuelle accroît encore les risques, et «cette région n’a jamais eu autant besoin de nous», assure-t-il, citant en particulier les blessures encore fraîches des Balkans. Synthèse L’Economiste

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