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    La belle embauche

    Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

    Multinationale! Voilà le mot magique sur une offre d'emploi pour recruter les meilleurs. Au Maroc, comme dans tous les pays, cela veut dire salaires élevés, avantages sociaux, style de management moderne, utilisation des techniques récentes, ouverture d'une carrière à l'international... Les candidats se pressent, surtout quand ils sont bardés de diplômes étrangers.
    Les entreprises locales ne veulent pas reconnaître cette concurrence sur les ressources humaines les plus qualifiées. Et pourtant, quand elles recrutent, un passage par une multinationale est une bonne expérience, un plus qu'elles acceptent de bien rémunérer.
    Mais attention, ces entreprises multinationales, aux postes tant convoités, donnent beaucoup, mais demandent beaucoup, dès l'embauche. Diplômes de haut niveau, international de préférence, expérience réussie, disponibilité absolue, caractère de battant à l'extérieur et de soumis à l'intérieur. Tout un sacerdoce, pour lequel il faut une vocation et des moyens.
    La politique des multinationales en matière de recrutement est l'objet de ce 17ème Mastering Management. Et là, on découvre qu'au niveau international le dilemme est le même qu'au niveau national: recruter des jeunes et les former aux techniques maison, ou recruter des chevronnés qui apportent une expérience, mais des résistances à s'adapter.

    Les auteurs passent en revue les politiques des grandes multinationales, de Coca, Pepsi, FedEx, UPS et tant d'autres... Chacun a fait un choix stratégique où curieusement le coût n'est jamais évoqué: une entreprise ne recrute pas un jeune parce qu'il est moins cher, et ne se passe pas d'un chevronné parce qu'il est plus cher: De toute façon, chacun sera utilisé à son coût, et pressé pour générer des bénéfices. Pour cela, les multinationales ont aussi des méthodes.
    Un autre critère de recrutement n'est jamais évoqué, c'est l'honnêteté. Au Maroc, il est systématiquement évoqué par des chefs d'entreprise, d'une manière très naïve: «Trouvez-moi un garçon honnête»; la compétence est reléguée au second rang. En fait, il faut soi-même être un patron compétent pour juger de la compétence d'autrui.
    Dans les multinationales, tout le monde est censé être honnête; et s'il ne l'est pas, cela n'apparaît jamais dans des tests de recrutement ou de caractère. Après, il y a des procédures et des contrôles dans chaque fonction pour prévenir les tentations, d'autant plus fortes que les sommes qui passent sont importantes.
    La corruption est une de ces tentations malhonnêtes et concerne l'entreprise au premier chef: L'employé ou le dirigeant peut être corrompu ou corrupteur, pour ou contre les intérêts de l'entreprise. Du cadeau d'entreprise, accepté, au pot-de-vin interdit, il n'y a qu'un pas.
    Le «ethically correct» se cherche, même aux Etats-Unis et en Europe; tout le monde est pour la transparence des marchés, l'égalité des concurrents et le règne du marché pour optimiser le bonheur général. Mais il se trouve encore un auteur très académique et très sérieux pour dire que les affaires ont besoin d'un «lubrifiant» social et humain pour faire tourner l'engrenage social sans grincer.
    Lubrifier, voilà encore une expression et une pratique que nous croyons locale et que nous découvrons internationale.

    Khalid BELYAZID


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