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Courrier des Lecteurs

La BEI après Amsterdam

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Mme Ariane Obolensky, vice-présidente de la BEI, vient de boucler une visite au Maroc. Elle fait le point sur les nouveaux champs d'intervention de l'institution européenne après Amsterdam.


- L'Economiste: La BEI vient de signer deux conventions de financements avec le Ministère des Finances. Elle sera cependant très engagée dans la mise en place du programme de mise à niveau. Comment allez-vous concilier votre activité classique à ce nouveau chantier de mise à niveau?
- Mme Ariane Obolensky: Ce sont effectivement deux axes différents dont le mode de financement est également différent. Les actions de mise à niveau sont financées par l'enveloppe que l'Union Européenne met à la disposition de la BEI. Les ressources proviennent donc de fonds d'origine budgétaire, alors que les autres actions (eau, infrastructure) sont financées par les ressources que nous empruntons sur le marché. Il n'y a aucun risque que ces projets traditionnels soient oubliés.

- Où en êtes-vous avec la mise à niveau?
Le programme se met progressivement en place. Il concerne plusieurs pays dont le Maroc. Il faudra trouver les ajustements qu'il faut et identifier les opérations cibles. L'enveloppe est ouverte à tous les postulants. Jusqu'à présent, le Maroc a été apte à se tailler la «part du lion» dans les financements de la banque. Je pense qu'il le sera encore une fois.
Je signale que, pour la mise à niveau, les entreprises devront nécessairement passer par les intermédiaires financiers.

- Et pour les projets hors mise à niveau?
- Nous sommes une institution de demi-gros. Même dans l'Union Européenne nous n'accordons pas de prêt inférieur à 25 millions d'Ecus. Nous n'avons pas de bureau au Maroc, pas plus qu'ailleurs. Nous avons confiance en nos intermédiaires qui, d'ailleurs, font très bien leur travail.

- Lors du Sommet d'Amsterdam, «les 15» ont demandé à la BEI d'élargir son champ d'intervention. En quoi consiste-t-il?
- Deux grands axes ont été effectivement définis.
Le premier est tout à fait traditionnel. Il concerne le réseau transeuropéen. Les chefs d'Etats et de gouvernement ont demandé à la BEI de faire un effort sur un certain nombre de conditions de manière à relancer des projets actuellement bloqués pour des raisons financières mais parfois pour d'autres qui ne le sont pas.
Concernant le deuxième, la Banque est incitée à intervenir de manière systématique dans les secteurs de la santé, de l'environnement et de la rénovation urbaine. Nous allons nous efforcer de mener des actions plus poussées dans ces directions.

- Les pays du Sud sont-ils concernés?
- Non. Pour l'instant, le Conseil des gouverneurs nous a fixé ce mandat uniquement pour l'Union.
Il est prématuré de dire que cette option sera envisagée pour le Sud de la Méditerranée. Du moins je suis incapable de le dire en ce moment.

- D'autres décisions?
- Le capital-risque constitue la troisième priorité tout à fait nouvelle définie pour la BEI. Il s'agit d'un créneau qui ne marche pas très bien en Europe ou très inégalement développé dans les pays. Je voudrais souligner que les expériences que nous avons eues dans le Sud de la Méditerranée, au Maroc notamment, vont paradoxalement nous servir pour l'Europe.

- Pourtant, il semble que le capital-risque ne décolle pas au Maroc?
- Nous y avons lancé cette idée novatrice en 1989. Nous avons participé à la création de la première société de capitaux à risque (Moussahama) en partenariat avec d'autres banques. Je suppose que l'expérience est couronnée de succès. Je signale que, dans la zone méditerranéenne, ce n'est évidemment pas sur la haute technologie que nous sommes intervenus. Mais si la future expérience européenne réussit, nous penserons à y financer, dans l'avenir, des projets du même genre.

Propos recueillis par Alié Dior NDOUR

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