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    La BCM dans le crédit à la consommation

    Par L'Economiste | Edition N°:238 Le 11/07/1996 | Partager


    Après avoir hésité longtemps, la Banque Commerciale du Maroc (BCM) vient d'intégrer le crédit à la consommation au niveau de son activité. En effet, M. Abdelaziz Alami, président du groupe, vient de signer une convention avec le groupe français de crédits et services financiers aux particuliers, Cetelem. La société, qui naîtra à l'issue de cette convention démarrera dans les mois à venir. C'est une société anonyme de droit marocain qui aura pour raison sociale "Attijari Cetelem". Son objet social est le crédit aux particuliers et le crédit auto sur le lieu de vente et par marketing direct. Son capital social est de l'ordre de 50 millions de DH répartis à 50% entre les deux parties.

    La cible visée par cette société est la classe moyenne qui dispose d'un revenu régulier. Elle sera dirigée par des cadres français, assistés par leurs homologues marocains. D'ailleurs, le groupe Cetelem a toujours "exporté" ses cadres vers les filiales créées à l'étranger. L'objectif est d'aider ceux du pays "importateur" à maîtriser le savoir-faire et la technologie du groupe au niveau du crédit à la consommation.

    Il est à souligner que Cetelem dispose de 40 années d'expérience dans le crédit aux particuliers, le crédit auto sur le lieu de vente et le marketing direct. La société est leader en France, en Italie, et deuxième en Espagne. Elle a un effectif de 3.920 personnes dont 2.710 en France. Elle a développé des systèmes de score et des systèmes experts très performants au niveau de ce secteur. Ainsi, 80% de ses crédits sont acceptés en temps réel, 20% nécessitent une étude approfondie. Ces mêmes systèmes pilotent les attachés commerciaux chargés des dossiers en retard.

    M. Marc Mangez, président du directoire de Cetelem, affirme que la société va essayer d'adapter ses systèmes au marché marocain comme elle l'a déjà fait au niveau d'autres pays.
    L'hésitation de la BCM était due à la nature même de cette activité. En effet, le président de la banque estimait que le crédit à la consommation avait des règles et des techniques spécifiques. Selon lui, la qualité de banquier commercial ne l'autorise pas à accéder à cette forme de distribution, le crédit à la consommation étant un métier de banque différent de celui exercé par la Banque Commerciale du Maroc.

    De plus, le groupe bancaire consacrait toute son énergie et ses moyens financiers à son activité de collecte de l'épargne et de distribution de crédits de trésorerie et d'investissement. Cependant, la complémentarité des deux métiers, ainsi que sa rentabilité, l'ont incité à adhérer cette activité.

    Rafik IKRAM.


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