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La BCE devrait relever ses taux d'intérêt tôt ou tard

Par L'Economiste | Edition N°:1972 Le 07/03/2005 | Partager

. Les experts s’y attendent vers la fin du troisième trimestre. La banque abaisse ses prévisions de croissance pour 2005La BCE a prévenu, le 3 mars, pour la première fois aussi clairement qu'elle devrait tôt ou tard relever ses taux d'intérêt, tout en abaissant ses prévisions de croissance en zone euro, ce qui écarte un tel resserrement monétaire à brève échéance. «Tout le monde sait que nous devrons un jour augmenter les taux. Ceci est anticipé par tous les observateurs«, a déclaré le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, lors d'une conférence de presse. Il s'exprimait à l'issue de la réunion mensuelle de politique monétaire de l'institut qui a débouché sur un maintien de son taux directeur à 2% pour le 21e mois consécutif. La BCE est la seule des grandes banques centrales dans le monde à ne pas encore avoir commencé à durcir sa politique monétaire. Le taux de référence de la Fed est d'un demi-point supérieur à celui en vigueur en zone euro, tandis que celui de la Banque d'Angleterre est à 4,75%.En cause: la faiblesse de la croissance. Elle n'a atteint en zone euro l'an dernier que 2%, avec un net ralentissement au deuxième semestre, contre 4,4% aux Etats-Unis et 2,6% au Japon. Les analystes n'attendent pas de hausse de taux avant la fin du troisième trimestre. Pour cette année, la BCE, confirmant des informations révélées la veille par la filiale d'informations financières de l'AFP, AFX, a réduit, le 3 mars, sa prévision de croissance à 1,6% (point médian d'une fourchette allant de 1,2 à 2%), alors qu'elle attendait encore 1,9% en décembre. Pour l'an prochain, elle l'a revue plus légèrement en baisse de 2,2 à 2,1%. «Nous ne sommes ni optimistes, ni pessimistes, nous sommes réalistes et humbles«, a commenté Trichet. Il a qualifié de «décevantes« les piètres performances de l'économie de la zone euro fin 2004, avec un recul du PIB dans des pays comme l'Allemagne, l'Italie ou les Pays-Bas.L'Allemagne en particulier, où les plans sociaux d'entreprises se multiplient dans les banques ou l'industrie, ne parvient pas à sortir du marasme. Le chômage vient d'atteindre un nouveau record de l'après-guerre avec 5,2 millions et le FMI n'y attend plus que 0,8% de croissance cette année. Au niveau de l'ensemble de la zone euro, l'indice des directeurs d'achat du secteur des services a reculé de 0,4 point en février, selon des chiffres publiés jeudi.Pourtant, Trichet voit des raisons d'espérer et juge que le ralentissement observé récemment de l'activité devrait être «transitoire«. «Le renforcement de la demande intérieure et, en particulier, de la consommation, pourrait signifier que la reprise économique en zone euro est en train d'accélérer«, a-t-il souligné. Concernant l'inflation, l'institut monétaire a revu légèrement à la baisse sa projection pour cette année en zone euro de 2 à 1,9%, en ligne avec son objectif (légèrement moins de 2%). Pour 2006, il l'a laissée à 1,6%. Synthèse L’Economiste

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