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Economie Internationale

La BCE baissera-t-elle ses taux?

Par L'Economiste | Edition N°:445 Le 17/02/1999 | Partager

Les marchés obligataires européens se sont récupérés hier après avoir commencé la semaine très tièdement. Ils étaient alors affectés par la forte baisse du marché américain vendredi soir et un nouveau déclin du marché japonais et ce, malgré la baisse du taux japonais au jour le jour décidée vendredi. La reprise d'hier est due à une forte remontée des obligations japonaises.
Les rendements européens (évoluant en sens inverse des cours des obligations) se tendaient de 3 à 4 points de base en matinée d'hier après de 3 à 11 points la veille. Le marché nippon s'est donc fortement redressé hier après l'annonce de mesures favorables par le ministre des Finances japonais. Celui-ci a annoncé la reprise des achats par son département de titres d'Etat à 10 ans en février et mars. Ces achats avaient été suspendus un mois plus tôt.
La semaine passée, la Banque Centrale Européenne (BCE) a été discrètement appelée à assouplir sa politique monétaire par MM. Oskar Lafontaine et Dominique Stauss-Kahn, ministres des Finances allemand et français.
Dans un document adressé à ses collègues de l'Union Européenne publié en fin de semaine dernière, M. Lafontaine a brandi la menace d'une relance de l'économie par les politiques budgétaires nationales si la Banque Centrale ne se décide pas à réagir à la détérioration des conditions économiques.
Pour sa part, M. Strauss-Kahn lui a fait échos, soulignant que la faiblesse actuelle de l'inflation donnait à la BCE une marge de manoeuvre.
Des experts estiment aujourd'hui que la BCE aurait plutôt tendance à temporiser avant d'amorcer un assouplissement de sa politique monétaire. Ceux-ci ne s'attendent pas à une baisse du loyer de l'argent de la part du Conseil des gouverneurs de la BCE, qui se réunit demain.
Plusieurs éléments incitent la Banque Centrale à attendre, malgré les signes de baisse de la demande extérieure en raison des crises dans les pays émergents, et en dépit de l'essoufflement de l'activité industrielle sur le continent. Les négociations salariales dans la métallurgie allemande pourraient en effet déboucher sur des hausses de salaires et changer l'équation de l'inflation dans ce pays.
La faiblesse de l'Euro pousse également la BCE à différer son action, jugent les analystes.
Cette baisse arrivera cependant plus tôt que prévu, estiment des observateurs. La banque française Paribas et la banque d'affaires américaine Morgan Stanley jugent que la BCE agira dès mars.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

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