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Entreprise Internationale

La BCCI a rendu l'âme

Par L'Economiste | Edition N°:13 Le 23/01/1992 | Partager

AVEC la liquidation de la Bank of Commerce and Crédit International (B.C.C.I), prononcée par la Haute cour de Londres, s'est envolé le rêve de son fondateur, l'homme d'affaires pakistanais, Agha Assan Abedi, qui voulait en faire une "banque du tiers monde au service du tiers monde".
L'affaire, expédiée en vingt minutes, n'a pas laissé le temps aux représentants des déposants et salariés et à l'émirat d'Abou Dhabi qui détient 77,4% de la BCCI, de riposter.
Le verdict du juge Sir Donald Nicholls était clair: la liquidation est la fin logique qu'encourt une banque devenue insolvable.
Dans sa chute, la "Banque des crapules et de la Cocaïne internationale", fermée depuis Juillet 1990, aura piégé ses clients.
La liste est longue: y figurent des collectivités locales britaniques, les gouvernements de nombreux pays du tiers monde et une multitude de particuliers, dont certains auraient perdu toutes leurs économies.
L'indemnisation des déposants et des 14.000 anciens employés de la banque ne sera pas réglée avant de longs mois.
Au moment de la ferméture de la B.C.C.I en Juillet 1990, les dépôts atteignaient plus de 100 milliards de francs.
Or, la vente des derniers biens de la banque ne devraient pas rapporter plus d'une vingtaine de milliards de francs.

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