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    La Banque mondiale épinglée

    Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

    . Manque de crédibilité de ses études, selon des expertsLa Banque mondiale utilise trop souvent les résultats de ses études pour faire du prosélytisme en faveur de ses propres politiques sans les approfondir suffisamment, a affirmé un groupe d’experts indépendants.«Le groupe a émis des critiques substantielles sur la façon dont la recherche est utilisée pour faire du prosélytisme en faveur des politiques de la Banque, souvent sans une approche équilibrée des faits, et sans exprimer le scepticisme approprié», ont indiqué ces experts, parmi lesquels Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI).François Bourguignon, vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale, qui a lui-même commandé cet audit, a jugé cette évaluation «approfondie et précise».Il a toutefois souligné que 61% des études examinées par ses auteurs avaient tout de même été considérées comme «au-dessus de la moyenne ou de qualité supérieure», dans une réponse au rapport.Mais l’organisation multilatérale n’a pas fait grand battage autour de la publication de ce rapport critique. «Il a fallu tellement de temps pour qu’il soit rendu public que j’ai oublié le détail de ce qu’il contient», a ironisé l’un de ses auteurs, Angus Deaton, professeur d’économie à l’université de Princeton.Celui-ci a débuté il y a un an et porté sur l’examen de 4.000 travaux publiés entre 1998 et 2005, a précisé Deaton.«La direction de la banque vend certains résultats plus que d’autres, ce qui est de bonne guerre, mais je pense qu’il y a une limite au-delà de laquelle vous ne pouvez pas dire que des éléments de recherches soutiennent quelque chose, alors que vous ne disposez que de conclusions faibles ou contradictoires», a-t-il poursuivi. L’une des causes de la dégradation de la qualité des études tient selon lui au niveau des experts employés par la banque.Les conditions de travail des chercheurs sont aujourd’hui moins avantageuses que celles proposées par le milieu universitaire et les embauches ont été gelées et compensé par un fort recours à des consultants extérieurs, souligne le rapport. «Ils n’ont pas assez d’argent pour faire ce qu’ils essaient de faire», poursuit Deaton. Synthèse L’Economiste

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