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    La banque-assurance a de nouvelles exigences

    Par L'Economiste | Edition N°:224 Le 04/04/1996 | Partager

    La banque-assurance ne se contente plus d'être le simple réseau de distribution des produits d'assurance.Actuellement, les établissements bancaires procèdent aussi à la conception des produits qu'elles commercialisent. L'expérience acquise, les banques sont devenues de plus en plus exigeantes au niveau des conventions signées avec les compagnies d'assurances.

    Le cas des produits d'épargne-retraite illustre la nouvelle phase de la banque assurance. Pour cette catégorie de produits, les banques en arrivent, non seulement à demander, au niveau des conventions signées avec les compagnies d'assurances, des commissions importantes, mais aussi à exiger une participation aux bénéfices. Interrogé sur cette part, un banquier précise: "tout dépend du pouvoir de négociation de la banque. Mais les chiffres atteignent facilement 10 à 50%. Ces nouvelles revendications sont légitimes pour les banques, car celles-ci estiment qu'elles ont acquis une certaine expérience".

    La banque est capable de faire son propre montage du produit: conception, mise en place de l'applicatif informatique qui va le régir, gestion de la production et gestion des sinistres. "Le seul élément qui lui échappe est l'obligation de placements du produit chez une compagnie d'assurances".
    Deux autres éléments donnent du grain à moudre à la banque- assurance. D'une part l'importance de la population d'assurés potentiels, représentés par les clients dépositaires, qui permet une plus grande dilution des risques et en conséquence des primes plus réduites. D'autre part le rendement des produits proposés par les banques. En effet, lorsqu'il s'agit de produits d'épargne-retraite dont les performances sont déterminées par les possibilités de revalorisation, les banques offrent également aux fonds qui leurs sont confiés des possibilités de placements intéressants: Sicav, FCP.

    Opérations extra-bancaires

    Tout ce qui n'est pas interdit est permis. Avant 1993, les banques usait de ce principe pour commercialiser les produits d'assurances. En effet, la loi bancaire de 1967 ne prévoyait pas expressément la commercialisation de ces produits par les banques mais ne l'interdisait pas non plus. Les banques les proposaient donc à leur clientèle.

    L'avènement de la loi bancaire de 1993 donnera un autre coup de pouce à la banque-assurance dans son article 7 relatif aux opérations extra-bancaires ou annexes: "les établissements de crédit ne peuvent effectuer à titre habituel que les opérations visées aux articles ci-dessus (relatifs aux opérations connexes: opérations de change, conseil et assistance en matière de gestion de patrimoine...). Toutefois, le Ministre des Finances peut autoriser les établissements de crédit à pratiquer d'autres opérations dont il fixe la liste par arrêté".

    Il s'agit entre autres de la commercialisation des produits d'assurance, notamment les contrats de capitalisation et d'épargne, d'assurance-groupe, d'assurance-vie liés à des crédits octroyés à la clientèle ou au profit du personnel ainsi que les contrats d'assistance sanitaire.

    En pratique, les banques ne se contentent pas de la commercialisation de ces produits. Elles sont, parfois, aussi à l'origine de leurs conceptions. Le produit ne sera placé, obligation légale, chez la compagnie d'assurances que par la suite. "Il existe deux types de démarches au niveau de la banque-assurance. La première, la plus passive, consiste à recevoir les propositions des compagnies d'assurances. Dans la seconde, le département marketing de la banque procède, à partir des attentes de la clientèle, à la conception du produit d'assurance", explique à ce niveau M. Mustafa Dafir, chargé d'études au département marketing de la Banque Populaire.

    Convention

    Dans les deux cas, la banque et l'assurance signent un protocole d'accord ou convention qui fixe les modalités de gestion administrative et comptables. La convention fixe également les règles de souscription des contrats, de gestion des sinistres ainsi que les commissions à verser aux banques.
    Dans le cas de la Banque Populaire, qui commercialise, entre autres, des produits d'épargne-retraite et d'assurance dommages: Adamane Achaâbi, Al Bayt Achaâbi.., la souscription et le règlement du capital se font en agences pour la première catégorie. Pour les produits dommages, le travail est réparti entre la banque, le courtier et la compagnie d'assurances.
    Au niveau des commissions à verser par les assureurs aux banquiers, une évolution illustre la confiance grandissante de la banque-assurance.
    En effet, au départ la principale motivation des banques à commercialiser des produits d'assurance consistait en la fidélisation de sa clientèle. Ceci vaut surtout pour les contrats d'épargne-retraite qui impliquent les assurés pour une longue période. Les marges prélevées par les banques au niveau de leurs activités assurance ne représentaient pas leur préoccupation majeure. "Elles suffisaient à peine pour couvrir les charges directes et indirectes".

    Mohamed.BENABID.

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