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    La bagarre train-avion tourne à l'avantage du TGVDe notre envoyé spécial à Bruxelles, Abashi SHAMAMBA

    Par L'Economiste | Edition N°:924 Le 26/12/2000 | Partager

    . Le train (Thalys) reliant la capitale belge aux grandes métropoles limitrophes de la Belgique contraint les compagnies aériennes à revoir leur stratégie. La bataille entre transporteurs fait rage pour capter la clientèle d'affaires émanant des organismes internationaux. La RAM met le paquet sur la clientèle touristique et le réservoir que constituent les MRE de BelgiqueLa concurrence que se livrent les compagnies aériennes sur la lucrative et très rentable niche de la clientèle d'affaires prend de plus en plus des allures de surenchère. La raison est simple. Pour survivre et assurer la rentabilité, il fait chouchouter les hommes d'affaires et les dirigeants des organismes internationaux qui sont les habitués de la première classe. Bruxelles, capitale de l'Union Européenne et siège de plusieurs organisations européennes, est un cas d'école. A l'agressivité des discounters que représentent les petites compagnies qui pratiquent des tarifs ultra-compétitifs, les majors doivent composer avec l'effritement général de leurs marges. De même, particulièrement pour Bruxelles, les compagnies des pays limitrophes doivent affronter un autre redoutable concurrent qu'est le TGV, le Thalys qui relie plusieurs fois par jour Paris et Bruxelles-Nord et Midi, les deux plates-formes ferroviaires de la capitale belge. D'ailleurs, Air France s'apprête à rendre les armes et envisage de supprimer dès le début de la saison d'été (avril dans le transport aérien) la liaison Charles-de-Gaulle-Bruxelles. Le groupe français ne pouvait plus tenir face à l'offre du Thalys qu'apprécient particulièrement les cadres d'entreprises et les hauts fonctionnaires de l'administration communautaire pour sa commodité. Pour pratiquement le même prix et un confort égal, sinon supérieur, le passager «débarque« directement au centre-ville. Il évite ainsi le supplément du taxi.Pour les longs courriers sur l'Asie notamment, la bataille fait rage entre les grandes alliances (Sky, Star Alliance, etc.). Le Japonais ANA qui n'a plus de desserte directe sur Bruxelles, n'hésite pas à mettre des limousines à disposition de ses clients pour les acheminer jusqu'à Paris. Les passagers habitant Bruxelles sont pris de chez eux à domicile, et font le trajet jusqu'à Paris en limousine. Selon un des responsables de la compagnie au dernier BTF (Voir leconomiste.com), c'est une solution de loin beaucoup plus efficace sur le plan économique.Et la Royal Air Maroc dans tout cela? Comme la plupart de ses consoeurs du Sud, la compagnie nationale est pénalisée par les contraintes de programmation. La plupart des vols des transporteurs de ces pays sont programmés dans l'après-midi. L'avion de la RAM décolle de Brussels-National en début d'après-midi (14 heures-20 heures locales), un horaire qui ne convient pas aux hommes d'affaires qui préfèrent les vols matinaux, question de rentabiliser la journée de travail. Pour capter une partie de cette clientèle vers Casablanca, la RAM n'aurait d'autre choix que d'immobiliser un avion et son équipage sur place, une solution suicidaire sur le plan économique.En revanche, sur la clientèle traditionnelle, la RAM s'en tire plus qu'honorablement. Le marché belge est l'un des plus ouverts d'Europe et malgré sa supposée étroitesse, tous les transporteurs tiennent à être présents. Entre les réguliers et les charters, Royal Air Maroc exploite au total quatorze vols au départ de la capitale belge, soit onze vols et trois charters hebdomadaires: un vol quotidien sur Casa-Bruxelles-Casa, quatre vols par semaine vers les régions du Nord (Tanger, Nador et Oujda), celles dont est issue la majorité des ressortissants marocains résidents en Belgique. Les trois vols charters sont destinés à Agadir et Fès, les deux destinations les plus prisées par les touristes belges. Mais à la compagnie, l'idée d'augmenter de la capacité sur ce marché n'est pas exclue si toutefois la demande l'exige, nuance Kamal Bensouda, directeur Commercial et Marketing de la RAM. Le trafic de la compagnie a connu une progression de 14,5% sur le régulier et 31% sur le charter au cours de la saison 1999-2000. Près de 100.000 Belges achètent un séjour tous les ans au Maroc. Il est possible d'augmenter ce flux, analyse Cherki Mossli, directeur pour la Belgique et le Luxembourg de la Royal Air Maroc. Mais la capacité d'hébergement fait cruellement défaut aujourd'hui.

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