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La BAD à la recherche d’une nouvelle stratégie

Par L'Economiste | Edition N°:2563 Le 05/07/2007 | Partager

. Des rencontres régionales lancées avec des experts de haut niveau. Objectif, discuter des ambitions pour les 20 prochaines années. Près de 21 milliards de DH pour le Maroc entre 2007 et 2011 Comment passer de la 7e position au rang de premier bailleur de fonds en Afrique? Actuellement, il s’agit d’une préoccupation majeure de la direction de la Banque africaine de développement (BAD). Une nouvelle stratégie s’impose donc, permettant de mobiliser toutes les potentialités du continent en vue d’éradiquer d’urgence le fléau de la pauvreté et intégrer l’Afrique dans le processus de mondialisation. A ce propos, Fathallah Oualalou, ministre des Finances, a insisté sur le rôle de cet établissement en tant que «catalyseur des ressources financières les plus concessionnelles en faveur du continent». Un rôle qui d’ailleurs ne pourra être «pleinement assumé par la banque que si elle devient l’interlocuteur incontournable de tous les bailleurs de fonds», a-t-il souligné à l’ouverture d’un atelier nord-africain de réflexion sur les moyens d’améliorer l’action de la BAD au niveau du continent africain.Initié sous le thème «Stratégie de la BAD pour les prochaines années», cet atelier s’inscrit dans le cadre du panel indépendant de haut niveau (PHD), lancé l’année dernière à l’initiative du président de cette banque, Donald Kebruka, dans le but de conseiller son institution sur sa vision stratégique pour le développement de l’Afrique.Pour ce faire, Donald Kebruka, a mis en place un panel de haut niveau (PHN) indépendant pour conseiller la banque sur sa vision stratégique et le plan d’action à moyen et long terme à adopter pour atteindre ses objectifs. Les coprésidents du PHN ont placé la barre trop haut. Pour eux, la BAD doit jouer le rôle de la principale institution financière de l’Afrique au cours des 20 prochaines années. Pour atteindre cet objectif, il serait nécessaire d’accroître ses ressources et améliorer son efficience. A ce titre, Nono J.S. Matondo-Fundani, représentant résident de la Banque africaine de développement à Rabat, rappelle que la situation financière actuelle de son organisme est solide. Cela grâce au travail d’assainissement initié à partir de 1996 par Omar Kabbaj, ex- président de la banque. «Le rôle leader de la BAD ne doit pas se mesurer uniquement en fonction du volume des fonds accordés en comparaison avec les autres institutions financières», a précisé Oualalou. Pour lui, la banque africaine doit confirmer sa supériorité sur le terrain et cela par la maîtrise des dossiers et une connaissance approfondie de la situation de développement dans chaque pays. Avec ce diagnostic, la BAD pourra donc proposer des financements en adéquation avec les projets à réaliser. Pour l’argentier du Royaume, la politique de décentralisation, par la création de nouveaux bureaux régionaux, initiée par la banque depuis le début de 2000, va dans le droit fil de cette stratégie de rapprochement envers ses clients. Côté priorités, deux visions ont été proposées. D’une part, la banque doit continuer d’intervenir dans tous les domaines pour la lutte contre la pauvreté. De l’autre, elle propose de se concentrer sur un certain nombre de secteurs tels que les infrastructures, la gouvernance et le développement du secteur privé, considéré comme source de croissance et d’emploi. Pour ce dernier volet, les responsables sont conscients des grands efforts à déployer pour améliorer l’environnement incitatif pour les investissements étrangers et nationaux. Rappelons à ce titre que le continent africain est marginalisé sur l’échiquier mondial avec une part dans les échanges commerciaux ne dépassant pas 1%. Les flux des investissements étrangers sont presque négligeables en comparaison avec les autres régions du monde. Et le bilan pour l’intégration régionale au sein du continent reste très timide surtout pour le commerce intra-africain. Tout ceci rendra la tâche difficile pour créer les conditions favorables de l’Afrique pour une population de près de 1,4 milliard d’habitants à l’horizon de 2025. Notons par ailleurs que le Maroc est considéré comme le premier partenaire de la BAD. A ce titre, le responsable du bureau de Rabat rappelle que le volume des prêts accordés entre 2001 et 2006 dépasse les 36 milliards de DH. Pour les cinq prochaines années, il est prévu de mettre à la disposition du développement du pays une enveloppe de près de 21 milliards de DH. Les infrastructures, la santé et l’éducation sont parmi les secteurs qui bénéficient du soutien financier de la BAD. Nour Eddine EL AISSI

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