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    L’or prospère en valeur refuge

    Par L'Economiste | Edition N°:3330 Le 29/07/2010 | Partager

    . Il atteint des records. La demande mondiale tirée notamment par les marchés émergentsPORTÉ par les inquiétudes sur les perspectives incertaines de l’économie mondiale, l’or continue de prospérer comme valeur refuge. C’est ce qu’a indiqué mardi dernier dans son étude trimestrielle le Conseil mondial de l’or (CMO). «Des nouvelles économiques mitigées à travers le monde, les craintes d’une récession en double-creux et l’affaiblissement des devises de référence ont permis à l’or de conserver son lustre comme valeur refuge tout au long du deuxième trimestre», observe le CMO.Alors que, affolés par la crise des dettes publiques européennes, les investisseurs cherchent à échapper «à la faiblesse et à la volatilité des autres classes d’actifs», l’or est «une valeur alternative» plus sûre et liquide, «comme en témoignent les achats massifs» de par le monde, note le CMO. Les cours de l’or ont bondi au deuxième trimestre à des niveaux historiques, s’aventurant sur des territoires jusqu’alors inexplorés. L’once a ainsi atteint 1.261 dollars le 28 juin sur London Bullion Market, un record. Fin juin, elle ressortait à 1.244 dollars, soit une progression de 11% par rapport au trimestre précédent, tandis que sa valeur en euros grimpait de plus de 23%. «Si on le ramène à l’évolution des prix des autres types d’actifs, au regard des standards historiques, le prix de l’or n’apparaît pas surévalué», estime cependant Juan Carlos Artigas, en charge de la recherche pour le CMO. Début juillet, l’institution avait plaidé en faveur d’une augmentation des réserves d’or des banques centrales, rappelant qu’à l’inverse des dettes souveraines ou des devises, l’or «ne comporte pas de risque de défaut, et est un actif autorisé par pratiquement toutes les banques centrales». Comme pour les premiers mois de l’année, la consommation d’or sur les marchés émergents a également contribué à tirer la demande mondiale et donc les prix, poursuit l’étude. Ainsi, le secteur de la bijouterie, qui compte dans son ensemble pour 60% de la demande mondiale, «s’est révélé en Inde en bien meilleure forme que l’an dernier et a commencé à se ressaisir en Chine en juin», souligne le CMO. Il estime que cette reprise devrait se conforter «vers la fin de l’été». «Si plusieurs indices suggèrent que la consommation de bijoux en Inde et au Moyen-Orient n’est pas immunisée contre la flambée des cours de l’or, elle marque une nette progression par rapport aux bas niveaux de 2009», insistent les auteurs. Outre la forte croissance de la Chine, l’appréciation du yuan par les autorités de Pékin, qui pourrait en faire une devise plus flexible, «est de nature à encourager les acheteurs d’or chinois sur le long terme», souligne le CMO.F. Z. T

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