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    Economie

    L’investissement face à la crise: La recette Sijilmassi

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . Communication, démarchage et suivi sur place au programme. Cinq pays ciblés selon des secteurs déterminésSOMMES-nous encore en pleine crise ou en période de post-crise ? C’est l’angle d’attaque qu’a choisi Fathallah Sijilmassi, DG de l’Agence marocaine de développement des investissements (Amdi) pour introduire la conférence qu’il a animée jeudi dernier à Casablanca. «Une question fondamentale dans la mesure où le positionnement du Maroc dépend de la santé de l’économie internationale», selon Sijilmassi. Et l’objectif n’est autre que le renforcement au double niveau qualitatif et quantitatif de l’investissement. En particulier étranger. L’enjeu est donc de taille: le Maroc a subi deux fortes baisses des flux des capitaux étrangers sur deux exercices consécutifs. «Moins 30% en 2008 par rapport à 2007 et autant en 2009», précise Sijilmassi. Faut-il pour autant adopter une attitude d’attentisme en attendant la sortie de la crise? «Non, car elle est d’essence structurelle», répond le directeur général de l’Amdi. Pour cette première sortie nationale qu’il a dédiée aux membres de la Chambre française du commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM), le thème a été justement consacré à «l’investissement face à la crise». Selon Sijilmassi, la sortie de crise n’est pas liée à la reprise de la croissance. D’autant plus que le marasme trouve ses origines dans la mauvaise répartition des richesses elle-même résultant de certaines hégémonies qui ont prévalues durant un demi siècle. Domination de l’économie mondiale par les pays développés, suprématie des activités agricole et industrielle, mainmise des multinationales… autant de facteurs qui expliquent les véritables causes de la crise. D’où l’enseignement à tirer: les pays émergents sont aujourd’hui les mieux placés pour tirer le meilleur profit de la crise. Car, quand les pays développés ciblent un taux de croissance contenu dans une fourchette de1 à 2%, les économies émergentes prévoient une croissance à 2 chiffres. C’est le cas des pays asiatiques et du Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine). La Chine, à elle seule, affiche l’ambition de réaliser un taux de croissance de 12% et de détenir 10% de l’industrie automobile mondiale à l’horizon 2020. Seulement, ces pays ont réussi, pour la plupart, une intégration régionale. Chose que la zone subméditerranéenne peine à réaliser. Or, la région dont fait partie le Maroc a tous les atouts pour traduire la crise en opportunités de développement. «Quatre atouts majeurs distinguent le Maroc», affirme Sijilmassi. Il s’agit d’abord d’un taux de croissance économique régulier sur plusieurs années. Ensuite, d’une stabilité macroéconomique matérialisée par un taux d’inflation limité tout au plus à 3%. «C’est un facteur de confiance pour les investisseurs», souligne le patron de l’Amdi. En troisième lieu, le Maroc dispose d’une panoplie de plans sectoriels dont certains versent dans l’économie du savoir. Cela donne de la visibilité. Enfin, le Maroc est l’un des rares pays à se faire prévaloir d’un réseau très dense d’accords de libre-échange couvrant les grandes plateformes commerciales dans le monde. Et ce n’est pas un hasard si Renault a choisi de s’implanter au Maroc. Son objectif est de gagner à terme le marché du Moyen-Orient via l’accord de libre-échange entre les pays de la Ligue Arabe. Et, déjà l’accord d’Agadir a permis au constructeur français d’investir le marché égyptien. Quid alors du mode opératoire de l’Agence? Le DG de l’Amdi préfère limiter le propos au plan d’action retenu pour 2010. Au total, quatre actions jugées primordiales seront lancées cette année. Il s’agit d’abord d’améliorer le climat des affaires via la mise à contribution des ministères et institutionnels concernés. De lancer, ensuite, une vaste campagne de communication ciblant les marchés prioritaires. Une liste a été établie à cet effet par un cabinet spécialisé et l’image à vendre est celle du Maroc industriel. Histoire de se démarquer des clichés traditionnels propres au tourisme, l’agriculture ou encore l’artisanat. Le Maroc ambitionne en effet de développer l’industrie du numérique, de l’aéronautique et de l’informatique. En un mot l’économie du savoir. Seulement, il s’agit d’aller démarcher les investisseurs potentiels et d’assurer le suivi sur place. A cet effet l’agence ouvrira des antennes en Europe et aux Etats-Unis. Quatre pays sont ciblés dans le vieux continent: La France, l’Espagne, la Grande Bretagne et l’Italie.


    Nouvelle charte

    LA réflexion sur la mise au point d’une nouvelle charte d’investissements est à l’ordre du jour. Vieille de 14 ans, l’actuelle charte n’est plus adaptée à l’avènement de la zone de libre-échange Maroc-UE à l’horizon 2012. De même que le seuil de 200 millions de DH exigé pour le bénéfice de l’exonération des droits de douane appliqués aux équipements n’aura plus de raison d’exister. Pour la simple raison qu’en 2013 tous les produits industriels seront exonérés.A. G.

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