×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    «L’intervention de l’Etat sur le plan social a été utile»
    Hamid Chabar, wali de la région d’Oued Eddahab-Lagouira

    Par L'Economiste | Edition N°:3240 Le 25/03/2010 | Partager

    . Implication des populations au processus de création de richesses. Pêche, tourisme, énergies renouvelables… les moteurs de croissanceLa région d’Oued Eddahab-Lagouira, par son positionnement éloigné du centre, a nécessité de la part des pouvoirs publics et des élus de la région un effort de communication, voire de «marketing territorial» afin de faire connaître ses potentialités et ses stratégies d’action. Hamid Chabar, wali de la région explique.- L’Economiste: Le potentiel de la région est énorme. Quels sont les secteurs vraiment porteurs?- Hamid Chabar: D’abord il y a la pêche. La région représente 65% du potentiel halieutique du Royaume. Ceci se matérialise au niveau de la ville de Dakhla par une centaine d’unités industrielle dédiées à la pêche. Le tourisme est aussi un secteur prometteur au regard des potentialités que confèrent la mer et le désert à la région. Notre stratégie se base sur le développement d’un tourisme respectueux de l’environnement. Ce dernier permettra de diversifie l’offre touristique nationale et peut être un puissant moyen de développement local, voire régional. Enfin, il y a les énergies renouvelables qui connaissent un grand engouement de la part d’investisseurs étrangers. A titre d’exemple, le méga-projet de 670 mégawatts, qui a fait l’objet d’une présentation au niveau de la commission d’investissement. Un autre projet éolien de 11 MW est en phase de réalisation au nord de la ville de Dakhla. Celui-ci permettra de générer l’équivalent de l’énergie actuelle nécessaire à la ville. - L’agriculture n’en fait pas partie …- Bien au contraire. Ce secteur est matérialisé par une superficie équipée opérationnelle d’environ 600 hectares. Celui-ci se distingue, en outre, par une production ultra moderne utilisant essentiellement le goutte-à-goutte. Ce qui permet d’exporter des produits vers l’Europe et les Etats-Unis, des marchés très exigeants. Cependant, les possibilités de développement demeurent liées à la disponibilité des ressources hydriques, actuellement en cours de diagnostic par le ministère de tutelle. - Quelles sont les incitations que la région apporte aux investisseurs?- La région se démarque essentiellement par la disponibilité d’un foncier appartenant au domaine privé de l’Etat, qui est actuellement mobilisable. Les incitations accordées aux investisseurs sont l'exonération de la TVA pour les sociétés installées sur le territoire régional ainsi que les exonérations touchant les actes d'acquisition des terrains destinés à la réalisation des projets d'investissement, en matière de droit à l'enregistrement, d'exonération sur le prélèvement fiscal à l'importation, en matière de droits de douane… D’autres avantages additionnels sont également offerts, sous forme de prise en charge par l'Etat de certaines dépenses, aux investisseurs et entrepreneurs ayant conclu un contrat avec ce dernier. C’est le cas notamment des exonérations partielles des dépenses d'acquisition des terrains nécessaires à la réalisation de l'investissement. - 50% du budget de l’Entraide nationale son accordés aux populations locales des provinces du Sud. Cet assistanat ne constitue-t- il pas un obstacle pour le développement de la région?- L’action d’intervention des pouvoirs publics sur le plan social, à travers les mécanismes que vous mentionnez, a été nécessaire au regard de la situation des populations et de l’état du développement dans lequel l’ex-puissance coloniale (L’Espagne) avait laissé la région. L’intervention de l’Etat sur ce plan était salutaire. Cet intervention cessera d'elle-même au fur et à mesure que la population intégrera le circuit économique et participera au processus de la création de richesse.


    Régionalisation

    «La région de Oued Eddahab-Lagouira, au regard de ses potentialités, est appelée à jouer un rôle moteur dans l’extrême sud du pays en tant que pôle de développement», souligne Hamid Chabar, wali de la région. «Toutefois, il est encore prématuré de détailler le concept de régionalisation avancée tant que les conclusions de la commission chargée de mener la réflexion n’ont pas été rendues», ajoute-t-il. En tout cas, la région est, selon les opérateurs locaux, attractive pour l’investissement d’une manière globale et touristique d’une manière particulière. Propos recueillis par Jalal BAAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc