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    Economie

    L’industrie anticipe la baisse des commandes

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . Une note de conjoncture de BAM. Production: stagnation orientée à la baisse en septembre Surchauffe ou stagnation?! Le gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM), lors de son analyse de la crise internationale, évoquait une situation de surchauffe au Maroc justifiant, entre autres raisons, le relèvement du taux directeur (cf. L’Economiste n° 2883 du 17 octobre 2008). Mais un document récent émis par BAM parle plutôt d’une situation de stagnation. Ainsi, la dernière note de conjoncture de la Banque centrale pour le mois de septembre 2008 annonce que «la production industrielle a connu une quasi-stagnation et cela, après la baisse enregistrée en août». Donc, l’on est descendu d’un palier et on y est resté. La baisse a été plus constatée dans les industries électriques et électroniques ainsi que les industries chimiques et parachimiques. Ils sont plus de la moitié (55%) dans les industries électriques et électroniques à déclarer avoir ressenti une baisse de leur activité. Ce chiffre est de 36% chez les opérateurs chimiques et parachimiques. Les industriels de l’agroalimentaire, du textile et cuir et de la métallurgie sont, eux, moins alarmés. Ils déclarent dans leur majorité (respectivement 44%, 61% et 45%) avoir assisté à une hausse de leurs activités. Les textiliens sont donc les plus optimistes malgré les prémices d’un essoufflement conséquent de la demande extérieure (cf. www.leconomiste.com).La baisse globale de la production est constatée malgré un taux resté inchangé d’utilisation des capacités de production. «Ce taux est resté stable à 70%, d’un mois à l’autre», note BAM. Dans le détail, l’utilisation des capacités de production a atteint 76% dans les industries électriques et électroniques et 71% dans les industries agroalimentaires et les industries chimiques et parachimiques. Ce taux a été de 66% dans les industries mécaniques et métallurgiques et de 65% dans les industries du textile et cuir. Donc, d’un côté un appareil industriel qui continue à tourner à une vitesse soutenue, mais de l’autre une production globalement en stagnation, voire en baisse. Paradoxe!En tout cas, les ventes, elles, «ont été orientées à la baisse», selon la banque centrale. C’est aussi valable pour les prix.En ce qui concerne les perspectives d’évolution dans les trois prochains mois, les entrepreneurs interrogés par BAM sont peu optimistes. La note de la Banque centrale utilise même le terme «défavorables». Ces anticipations pessimistes concernent plus particulièrement les industries chimiques et parachimiques.L’étude de BAM se limite à sonder les impressions des chefs d’entreprises sans détailler le pourquoi du comment. Cela aurait permis de répondre à bon nombre de questions soulevées à la lecture de cette enquête de conjoncture.Nabil TAOUFIK

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