×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Culture

L’homme au cœur d’une exposition collective

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. 29 artistes-photographes optent pour des portraits. Des photos d’actualité et pour immortaliser le changementLa Galerie Mohamed El Fassi de Rabat était particulièrement animée la soirée du jeudi 1er décembre. L’inauguration de l’exposition de photographies «portraits» y était pour quelque chose. La onzième édition de cette manifestation est sponsorisée notamment par le groupe Eco-Médias qui édite L’Economiste et Assabah. Elle se prolonge jusqu’au 29 décembre. Un total de 84 photographies, œuvres de 29 artistes-photographes, y sont exposées, réparties entre la Galerie Mohamed El Fassi (37 photographies) et celle de Bab El Kébir (47 photographies). Un nombre de participation «record», précise Jaâfar Aqil, secrétaire général de l’Association marocaine de l’art photographique, qui organise cette manifestation. Selon Aqil, «c’est la première fois que nous voyons une telle participation. Dans ce sens,notre objectif est de faire de cette exposition un rendez-vous incontournable au Maroc comme ailleurs, rivalisant avec celles de Bamako et de Dakar. Le thème choisi est «un hommage à l’homme à un moment où la technologie prend le dessus sur tout le reste». L’homme est ainsi représenté selon de multiples facettes et dans des situations différentes, des portraits individuels à ceux de groupes, en passant par des fragments de visage (le portrait dévisagé) et des situations (guerre, artistes sur scène…). Parmi les 25 photographes locaux participant, Fouzia Alami, l’une des rares Marocaines à avoir poussé jusqu’au bout sa passion pour l’objectif. Elle a tenu à travers cette participation «à marquer la présence de la femme, de nature artiste, dans ce milieu». Pour elle, «le portrait est une émotion où la présence du photographe relève de la coïncidence. Une coïncidence qu’il faut rechercher, saisir et partager». Plus qu’un artiste, le photographe est un témoin de son époque et de l’environnement, dit-elle. Ce travail de témoignage est mené avec brio par une autre photographe, la libanaise Hayat Karanouh. Elle a choisi de comparer, le temps d’une prise, entre le Liban de la guerre civile et celui d’aujourd’hui. Ainsi, la célèbre corniche de Beyrouth se transforme d’un champ de bataille, où les passants tentent tant bien que mal de fuir les tirs croisés, en une aire de jeux et de sport pour la jeunesse Libanaise. «Mon travail est un devoir de mémoire, pour ne jamais oublier les affres de la guerre, et partant, une manière de militer pour qu’elle ne se reproduise plus», confie l’artiste. Sa démarche consiste, d’abord en un effort de recherche des photographies d’archives les plus expressives des désastres causés par une guerre intestine, qui a ravagé ce petit pays. Hayat Karanouh s’est par la suite rendue sur les lieux des drames passés, retrouvé les mêmes personnages et immortalisé le changement et la paix retrouvée. Une paix «fragile» que l’actualité libanaise, avec les troubles qui ont suivi la mort de l’ancien Premier ministre, Rafik Hariri, risque de faire exploser de nouveau. «J’ai peur pour mon pays. Et c’est cette peur qui anime mon travail», explique-t-elle. La photographie est un art, mais c’est aussi une technique. Celle du vidéaste et photographe marocain Abdelghani Bibet, a particulièrement attiré les regards. Le thème de son travail est «plastique», en référence à la matière couvrant ses portraits et à la plasticité de sa démarche. «Je ne reconnais pas les limites entre les genres artistiques. Je suis pour une peinture qui se rapproche de la réalité et pour une photographie qui tire vers l’abstrait». A Béni Mellal où il est né et habite, il dit être perçu comme un extraterrestre. «L’art contemporain ne sort pas des limites de Rabat et Casablanca. S’il ne vient pas vers nous, c’est à nous d’aller vers lui, d’où ma présence à ce salon», déclare Bibet. La photographie reste cependant le reflet de la réalité. Reporter-photographe dans les deux journaux (L’Economiste et Assabah), et membre de l’association, Abdelamjid Bziouat a fait de cette notion la source de toutes ses inspirations. Lauréat du Prix de la presse de 2004, en tant que meilleur photographe, pour un cliché qui a immortalisé les souffrances de la population lors du tremblement de terre qui a ravagé la région d’Al Hoceïma en février de la même année. Mais pour le thème de cette exposition, il a choisi l’enfance en rapport avec l’enseignement de l’amazigh. Dans ses photographies, de jeunes élèves dressent comme des étendards des ardoises où des mots sont écrits en tamazight. Une manière pour le photographe d’inscrire sa démarche dans l’air du temps, celle d’un avenir qui puise ses ressources dans les racines culturelles du pays. Remarquable.Tarik QATTAB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc