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Economie

L’Europe à 25, une opportunité pour les entreprises

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

. Dix nouveaux marchés qui comptent 75 millions d’habitants. Pas d’impact sur les investissements et les échanges commerciauxEntre risques et opportunités, quel serait l’impact de l’élargissement de l’Europe à 10 nouveaux pays sur ses relations avec le Maroc? Quels sont les enjeux pour les entreprises marocaines et que peuvent-elles attendrent de cette nouvelle donne? Une intensification des échanges économiques, de nouvelles opportunités et de nouveaux investissements directs ou au contraire des pertes massives d’emplois, une réduction des exportations et faillite en chaîne des entreprises. «L’exposé des faits est extrêmement compliqué et techniquement improbable», a précisé de prime abord Sean Doyle, ambassadeur de l’UE au Maroc, qui était mardi dernier avec Dominique Brunin, directeur des relations internationales et européennes à l’Assemblée française des chambres de commerce et d’industrie (ACFCI), les invités de la Chambre de commerce et d’industrie française au Maroc (CCIFM) pour éclairer les chefs d’entreprises sur ces aspects. Dans les faits, «les pays d’Europe de l’Est ont amorcé leur intégration à l’Europe dès l’explosion du bloc soviétique. Ils sont déjà complètement intégrés aux échanges économiques européens puisque les grandes entreprises et les investisseurs occidentaux n’ont pas attendu 2004 pour tisser des liens avec eux», a souligné Brunin. Donc l’explosion des délocalisations et l’intensification des échanges entre ces deux blocs ont déjà eu lieu. Pour Doyle, «les bénéfices de chaque nouvel élargissement sont bien supérieurs aux risques encourus». Ce qui l’amène à assurer qu’il n’y aurait pas «d’impact négatif sur le Maroc ni sur ses relations avec l’Europe». Au contraire, «le pays devrait bénéficier très prochainement d’un nouveau statut avancé avec l’UE, un statut de partenaire privilégié». Des négociations ont eu lieu la semaine dernière et devront reprendre dès la semaine prochaine pour finaliser de nouveaux engagements bilatéraux. Doyle rappelle dans ce sens que «cela impose au Maroc de nouvelles réformes dans presque tous les domaines». Dans le détail, côté investissements directs, Brunin souligne que «ce fut un temps où les ex-pays de l’Est ont représenté un intérêt financier en raison d’une main-d’œuvre moins chère». Ce qui encourageait les entreprises à y délocaliser leur production. «Mais ce phénomène s’essouffle peu à peu en raison notamment de l’alignement progressif du coût des facteurs de production sur les pays de l’Ouest». Du point de vue des échanges commerciaux, «les entreprises marocaines doivent prendre conscience que l’élargissement est profitable pour leur développement», reconnaît Brunin. Ce dernier estime en fait qu’à chaque élargissement, des craintes sont formulées, mais que les effets bénéfiques se sont avérés bien plus importants par la suite. «En fait, les pays qui viennent d’intégrer l’Europe constituent de nouveaux marchés de 75 millions d’habitants à conquérir», note Doyle. Dans ce contexte de marchés en plein essor, les entreprises marocaines disposent d’un potentiel de croissance conséquent. Parmi elles, il y en a celles qui s’y sont déjà positionnées. Les autres ont tout intérêt à les suivre. «Sans complexes», dit-il.


Gaps

Des études entreprises par la représentation de l’UE au Maroc (qui seront d’ailleurs rendues publiques prochainement), en collaboration avec le gouvernement, relèvent les gaps existants entre les législations européennes et marocaines. Les retards enregistrés, notamment dans les réformes de la justice et les réglementations techniques ou encore les transports, sont à combler pour bénéficier du «statut avancé». Les réglages et les réformes proposés bénéficieront d’un appui financier de la Commission européenne avec un suivi très strict des réalisations pour le déblocage des fonds.Bouchaïb EL YAFI

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