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    L’Espagne sous surveillance

    Par L'Economiste | Edition N°:3312 Le 05/07/2010 | Partager

    . A cause de ses importants déficits publics. Elle réussit pourtant à emprunter sans encombres L’Espagne est sous surveillance à cause de ses importants déficits publics et ses faibles perspectives de croissance. Elle a malgré tout passé la semaine dernière avec succès un nouveau test sur le marché obligataire en levant sans encombres 3,5 milliards d’euros en bons du Trésor. Cette émission, à un taux en légère hausse, était d’autant plus scrutée à la loupe qu’elle survenait au lendemain de la menace de l’agence de notation financière Moody’s d’abaisser la note souveraine de l’Espagne.Moody’s a maintenu la pression sur l’Espagne en abaissant la note de cinq régions (Castille-et-Leon, Estrémadure, Murcie, Madrid et Castille-la-Manche) anticipant une baisse de leurs recettes fiscales en 2010 et 2011. Ce qui pèsera sur leurs déficits futurs. Les autres agences Fitch et Standard and Poor’s ont dégradé l’Espagne ces derniers mois, l’obligeant à se financer à des taux d’intérêt en hausse sensible. Moody’s a motivé sa décision par «la détérioration (à court et long terme) des perspectives de croissance économique» de l’Espagne, qui sort timidement de la récession avec des déficits publics élevés (11,2% du PIB fin 2009) et un taux de chômage culminant à plus de 20%. L’agence a aussi souligné les défis auxquels le gouvernement est confronté pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits à 3% en 2013, au prix d’une sévère cure d’austérité qui pourrait menacer la reprise, et «les préoccupations quant à la hausse des coûts de financement à long terme». Outre la réduction des déficits, un porte-parole du ministère de l’Economie a mentionné les réformes structurelles en chantier: législation du travail, restructuration en voie d’achèvement des caisses d’épargne frappées par l’éclatement de la bulle immobilière, allongement de l’âge légal de la retraite. Par ailleurs, le rythme de l’inflation en Espagne a diminué en juin pour la première fois en quatre mois, à 1,5% sur 12 mois contre +1,8% en mai, selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique. Le nombre de chômeurs en Espagne a enregistré en juin sa troisième baisse mensuelle consécutive, selon le ministère du Travail. Le pays comptait fin juin 83.834 demandeurs d’emploi en moins que fin mai. Il y avait au total fin juin près de 4 millions de chômeurs en Espagne, selon le ministère du Travail, qui emploie des méthodes de calcul différentes de celles de l’Institut national de la statistique (Ine). Pour ce dernier, l’Espagne comptait fin mars 4,6 millions de chômeurs, soit 20,05% de la population active, un taux parmi les plus élevés de l’UE. Le taux de chômage du deuxième trimestre sera publié le 30 juillet.F. Z. T.

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