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Société

L’environnement tue de plus en plus

Par L'Economiste | Edition N°:2302 Le 21/06/2006 | Partager

. Il est responsable d’un quart des affections mondiales, selon l’OMS. Au Maroc, le cadre juridique contre la pollution a été renforcé JUSQU’À 24% des maladies dans le monde sont causées par des expositions environnementales. Ce constat émane du dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé intitulé «Prévenir les maladies par des environnements salubres - vers une évaluation de la charge des maladies environnementales». Publiée le 16 juin dernier à Genève, cette recherche a été basée notamment sur des études menées par plus de 100 experts du monde entier. «Cette analyse ouvre de nouvelles perspectives à la compréhension des interactions entre l’environnement et la santé», a déclaré le Dr Anders Nordström, DG de l’OMS par intérim. Le rapport estime ainsi que plus de 33% des maladies qui touchent des enfants de moins de 5 ans sont causées par des expositions environnementales. Cependant le pire peut être évité: «En prévenant les risques liés à l’environnement on pourrait sauver les vies de près de quatre millions d’enfants par an, surtout dans les pays en développement», rapportent les auteurs du rapport.Celui-ci estime que plus de 13 millions de décès sont dus annuellement à des causes environnementales évitables. Près du tiers des décès et des maladies qui surviennent dans les régions les moins développées sont provoquées par l’environnement. D’autres chiffres sont communiqués: plus de 40% des décès des suites du paludisme (conséquence de faibles ressources en eau, ainsi que de mauvaises conditions de logement et d’utilisation de la terre arable) et environ 94% des décès provoqués par des maladies diarrhéiques (provoquée par de l’eau insalubre ou des mauvaises conditions d’assainissement et d’hygiène). Ce sont deux des principaux tueurs d’enfants au niveau mondial, et qui pourraient être évités par une meilleure gestion de l’environnement, notent les chercheurs.La liste ne s’arrête pas là. D’autres maladies sont influencées par un environnement de mauvaise qualité: les infections des voies respiratoires inférieures (à cause de la pollution de l’air, intérieure et extérieure), outre les différentes formes de lésions involontaires et traumatismes (accidents de la route, du travail ou industriels). Sans omettre la maladie pulmonaire obstructive chronique (exposition à des poussières et à des fumées sur le lieu de travail ainsi qu’à d’autres formes de pollution atmosphérique intérieure et extérieure) puis les affections périnatales. Pour l’OMS, la plupart de ces maladies se classent aussi parmi celles qui tuent le plus, même si c’est dans un ordre de mortalité légèrement différent. Parmi les victimes de ces maladies on compte notamment: 2,6 millions de décès annuels par maladies cardiovasculaires, 1,7 million de décès annuels par maladies diarrhéiques et 1,5 million de décès annuels par infections des voies respiratoires inférieures. Concluant, le rapport montre que d’une façon ou d’une autre l’environnement affecte de manière significative plus de 80% des principales maladies. Toutefois, le rapport propose des mesures pour réduire la charge de maladie liée à l’environnement. Il s’agit notamment de la promotion d’un stockage sans danger de l’eau dans les logements ainsi que d’une meilleure hygiène. S’ajoutent l’utilisation de combustibles plus propres et moins dangereux; l’amélioration de la sécurité du milieu bâti ou encore une utilisation et une gestion plus judicieuses des substances toxiques à domicile et sur le lieu de travail. Une meilleure gestion des ressources en eau est également proposée. Pour le Dr Maria Neira, directeur à l’OMS du département Santé publique et environnement «une série d’investissement directs et coordonnés outre une collaboration avec des secteurs tels que ceux de l’énergie, des transports, de l’agriculture et de l’industrie est cruciale pour améliorer les causes environnementale de la mauvaise santé».. Chez nousAu Maroc, le cadre juridique a été renforcé depuis 2003 notamment avec la loi n° 13-03 relative à la lutte contre la pollution de l’air ou encore la loi 12-03 sur les études d’impact sur l’environnement et la loi 11-03 sur la protection et la mise en valeur de l’environnement. Ce dispositif sera davantage renforcé après l’adoption définitive de la loi sur les déchets adoptée déjà au Parlement.«Ces textes constituent une étape fondamentale pour la lutte contre la pollution surtout après l’adoption des décrets de déversements (l’eau), mais qu’en est-il de la pollution à venir?», indique Jaafar Boulejiouch, chef de la division des projets pilotes et des études d’impacts au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement. Et d’ajouter que «des études d’impacts sur les environnements se réalisent au Maroc même en l’absence de décrets d’application de la loi 03, surtout pour le secteur privé ainsi que les principaux opérateurs tels que l’ONE et l’ONEP». L’adoption des décrets va permettre de généraliser les études d’impact au niveau national et surtout de décentraliser ces procédures au niveau de ces régions (actuellement toutes les études d’impacts sont examinées au niveau central à Rabat).


Influence

POUR rappel, les précédentes études comme celles réalisées à Casablanca (Casa-Airpol), Rabat et Témara ainsi que Safi ont conclu que la dégradation de l’environnement ne se fait pas sans influence sur l’état de santé de la population. Ces études sont d’ailleurs détaillées dans le rapport national sur l’état de l’Environnement datant de 2001 (http://www.matee.gov.ma). Les agents biologiques (virus, bactéries, germes pathogènes), physiques et chimiques (rayonnements ultraviolets, fibres minérales, pesticides) présents dans l’eau, le sol et l’atmosphère provoquent des maladies graves, des épidémies et une mortalité souvent élevée.Fatim-Zahra TOHRY

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