×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Affaires

L’entreprise marocaine manque d’audace en Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

Abdelilah El Hamdouni est chef d’entreprise, expatrié depuis une quinzaine d’années en Côte d’Ivoire. Il préside l’Union des opérateurs économiques marocains en Côte d’Ivoire (UOEMCI) et dirige une PME spécialisée dans les travaux publics et l’énergie implantée à Abidjan. Il s’exprime sur la représentativité politique et économique des MRE, sur le climat des affaires en Afrique subsaharienne et critique la frilosité des opérateurs marocains vis-à-vis de marchés africains. - L’Economiste: Comment réagissez-vous à la représentativité politique des Marocains vivant à l’étranger affirmée dans le discours de Sa Majesté?- Abdelilah El Hamdouni: C’est un événement majeur de notre histoire! Certes, nous avons encore en mémoire l’échec cuisant au début des années 80 mais cela ne doit pas «plomber» la dynamique initiée par le chef de l’Etat. Bien au contraire, ne dit-on pas que toute expérience est bonne à vivre, y compris les mauvaises car elles deviennent instructives. Et puis, je peux vous assurer que la nouvelle génération des MRE, de Paris à Bruxelles sans oublier Madrid, Rome, Londres et, bien entendu, Abidjan, ont très bien accueilli le discours royal et ils sont prêts à retrousser les manches et à déployer les efforts pour atteindre l’objectif. - Aujourd’hui MRE source de devises, demain citoyen à part entière. Pour réussir la transition, l’institution d’un Conseil supérieur des MRE sera-t-il suffisant?- Pour valoir une légitimité, il faut impérativement qu’elle soit reconnue au plus haut sommet de l’Etat. Réhabiliter totalement nos droits (droit de vote), nous avons la possibilité de nous porter candidats à des scrutins électoraux. Il me semble que justice a été rendue. Ce conseil, instance consultative, permettra à cette population d’avoir des représentants chargés de relayer les revendications tant individuelles que collectives, mais également d’être une force de propositions de manière à enrichir le débat politique et à consolider l’Etat de droit.- Seriez-vous vous-même prêt à vous engager politiquement?- (…) Non. L’Union des opérateurs économiques marocains en Côte d’Ivoire que je préside aujourd’hui se positionne en qualité de partenaire au travers de l’expertise, l’expérience de terrain, des liens privilégiés avec l’exécutif des pays d’accueil… La confédération, qui regroupe les opérateurs économiques marocains exerçant en Côte d’Ivoire, souhaite capitaliser ce vécu au service du Royaume. Depuis 2000, le Roi a multiplié les visites dans un certain nombre de pays africains, ce qui a permis l’ouverture de portes et d’embellir l’image du Maroc. Je peux vous assurer que les opportunités d’investissement ne manquent pas en Afrique subsaharienne. L’investisseur marocain ne doit plus se montrer réfractaire. Les Européens (français en particulier) sont très présents. Alors pourquoi pas nous. Osons!- Mais l’instabilité politique dont la Côte d’Ivoire souffre est un repoussoir pour les investisseurs… - Le pays tend à se stabiliser et il le sera d’ici peu. Je voudrais rappeler aux acteurs économiques marocains que ces régions affichent une bonne santé économique. Il ne faut pas oublier qu’une nation comme la Côte d’Ivoire réalisait une croissance de 6% jusqu’avant la guerre. A côté, le Ghana faisait 6% et, un peu plus bas, le Gabon (5%). C’est en tout et pour tout un territoire d’environ 250 millions de consommateurs. Dans la région, il y a deux communautés économiques de marché intégrées: l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale et une monnaie unique, le franc CFA, qui a bien vécu l’arrivée de l’euro. Regroupés au sein de l’Union économique monétaire et ouest-africaine (UEMOA), ces nations (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Bénin, Togo, Ghana et Niger) offrent bien plus d’opportunités à nos entreprises que l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Les accords aussi bien douaniers que monétaires favorisent la libre circulation des biens entre ces pays. - Quel est l’impact de la suppression par l’UEMOA des mesures d’exonération sur les intrants marocains?- Cette mesure n’est pas pour aider l’entreprise marocaine, c’est une évidence. Au sein de notre société, nous importons jusqu’à 20 millions de dirhams de produits technologiques (câbles électriques, robinetterie, ingénieur…). Compte tenu que le Maroc n’est plus compétitif, nous nous approvisionnons ailleurs, nous n’avons pas le choix. C’est une question de survie, la mondialisation ne pardonne pas. C’est pour cette raison que nous ayons interpellé les pouvoirs publics marocains. Des membres du gouvernement ont manifesté un intérêt certain, nous sommes actuellement en pourparlers avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), des représentants diplomatiques… pour la tenue d’un forum économique dans la région. Les grandes puissances mondiales s’intéressent de très près à l’Afrique. Les entreprises marocaines doivent sortir de leur attitude de frilosité vis-à-vis de marchés africains et se montrer plus offensives. Propos recueillis par Rachid HALLAOUY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc