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Affaires

«L’avenir du crédit à la consommation passe par les crédits affectés»
Mostafa Melsa, délégué général de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF

Par L'Economiste | Edition N°:3353 Le 02/09/2010 | Partager

. Le poids du refinancement pèse lourd. Une réflexion sur l’avenir du métier- L’Economiste: Pourquoi les prêts accordés par les sociétés de financement sont-ils si chers?- Mostafa Melsa: Nous, sociétés de financement, nous vendons du crédit au détail. De ce fait, les coûts d’exploitation et de traitement, principalement ceux relatifs au système d’information, sont élevés puisqu’ils portent sur une multitude de dossiers, de petite valeur chacun. De fait, la «fabrication du crédit» est chère, et surtout pour les crédits liés aux cartes bancaires (crédits revolving). C’est pour ça qu’ils affichent des taux si élevés, comparés aux crédits bancaires ordinaires. Encore faut-il tenir compte du poids du refinancement. Les sociétés de financement, principalement celles qui ne sont adossées à aucun groupe bancaire, supportent un coût de refinancement élevé. Alors que les banques bénéficient de ressources gratuites (dépôts non rémunérés) et d’autres peu onéreuses, les sociétés de leasing et de crédit à la consommation se refinancent, selon les conditions du marché. Celles adossées à des banques bénéficient tout de même de taux préférentiels.- Est-ce que le débat sur le TMIC est toujours d’actualité?- Tout l’intérêt de la libéralisation complète des taux d’intérêt, en supprimant le TMIC (Taux maximum des intérêts conventionnels), est de permettre d’arbitrer entre prix de vente du crédit et niveau de risque de l’emprunteur. Car en fixant un taux d’usure bas, l’on exclut du marché les populations risquées. Puisque le risque consenti doit être rémunéré à hauteur de l’exposition, les candidats présentant un profil de risque élevé sont exclus d’emblée. La libéralisation pourrait donc permettre à des catégories de populations, jusque-là exclues de l’accès au crédit, de devenir éligibles au financement. Certes, ils devront supporter des taux d’intérêt élevés, mais ils auront tout de même accès au crédit. La majorité des pays ont complètement libéralisé les taux. L’un des rares à fixer des taux d’usure est la France, qui constitue notre référence historique. Seulement en France, il y a 11 taux d’usure, chacun correspondant à une catégorie de crédit (plus de 21% pour les crédits à la consommation et autour de 6% pour les crédits immobiliers). Alors que le taux maximum marocain, actuellement à 14,26%, porte sur toutes les catégories confondues. En sachant que les premières concernées par ce taux plafond sont les sociétés de financement et non les banques, qui sont loin de ces niveaux-là.- Quelles sont les perspectives du métier?- Nous sommes actuellement en train de réfléchir à l’avenir de notre activité. Le crédit à la consommation tout comme le leasing sont des métiers de spécialistes. A la différence des banques, la société de financement s’assure de la qualité du bien financé, car celui-ci constitue sa seule garantie en cas de défaut. Il est même la propriété de la société dans le cas du crédit-bail. L’idée est de capitaliser sur cette caractéristique du métier pour offrir une valeur ajoutée supplémentaire servie au client. Si nous nous contentons de distribuer des sommes d’argent, tôt ou tard les banques vont prendre le dessus. Nous devons donc jouer sur la différenciation et les services, à travers notamment des partenariats avec les revendeurs des biens d’équipement. Comme par exemple négocier des prix préférentiels au profit du client ou encore le conseiller et l’orienter sur les achats qu’il compte effectuer. Chose que ne peut faire la banque. L’avenir du crédit à la consommation passe forcément par les crédits affectés. Là est la réflexion autour du business model du métier.- Quelle place tiendraient alors les revendeurs?- Ils deviendront des partenaires importants. Tous les dossiers de crédit devraient être initiés chez eux pour financer l’achat d’équipements qu’ils proposent à la vente. Et je parle bien là de distributeurs modernes et structurés.Propos recueillis par Othmane ZAKARIA

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