Dossiers

L’autre face de Dakhla
225 millions DH pour de nouvelles infrastructures

Par L'Economiste | Edition N°:2538 Le 31/05/2007 | Partager

. Routes, équipements portuaires et forages au programme. Une nouvelle aérogare pour 72 millions DH. L’approvisionnement en eau assuré à 83% «DE nouvelles infrastructures d’importance dans les domaines du transport et de l’eau sont actuellement en cours de réalisation dans la région Oued Eddahab Lagouira «. Ces mots sont de Mohamed Zahir, directeur régional de l’Equipement. De fait, un budget de 225 millions DH est alloué pour les différents travaux de constructions et d’aménagements.En matière d’infrastructures routières, les travaux sont bien avancés pour la route provinciale reliant Aousserd à Tichla d’une longueur de 83 Kms pour 98 millions . Et le démarrage est en cours pour relier Dakhla au village de pêche Lassarga sur 11 km.Pour le secteur portuaire, la délimitation du domaine public marocain sur 130 Km est en instance d’engagement pour 7 millions DH. Par ailleurs, il est question d’une extension du quai commercial du nouveau port. Le projet est en stade d’étude préliminaire. Alors que dans l’ancien port de la ville, il sera procédé à l’installation d’un marégraphe côtier numérique. L’aéroport international de Dakhla connaîtra de son côté d’importants réaménagements. L’installation du chantier est en cours pour la construction d’une nouvelle aérogare conforme aux normes internationales s’étendant sur 2800m_ pour un investissement global de 72 millions DH. Ce qui permettra d’élargir la capacité d’accueil des passagers à 30.000 par an, est-il déclaré. Le programme prévoit également la mise en place d’une tour de contrôle de 20 mètres de hauteur et des locaux techniques. Le projet est d’importance pour la région. L’aéroport a permis une dynamique touristique et industrielle dans la région. Et il serait même judicieux d’augmenter la cadence des navettes (3 vols par semaine actuellement) quant à la destination Dakhla, a suggéré avec conviction un promoteur touristique français. L’eau est un autre secteur vital pour la région. Une étude à base du Carbone 14 a prouvé l’origine fossile d’une importante nappe artésienne très ancienne de 300 à 600 mètres de profondeur. Et dont la teneur en sel et en soufre se situe en moyenne à 1,3 g/l, indique Mamay Bahiya, directeur du CRI Oued Eddahab-Lagouira. Une autre étude menée par la Direction de l’Hydraulique montre qu’en plus de la quantité exploitée annuellement, un potentiel de 4 millions de m3 par an reste disponible pour une éventuelle exploitation agricole. Il est à savoir que les ressources en eau de la région sont exploitées à partir de 100 forages en plus de 10 autres exploités pour l’irrigation, de 445 puits et 19 réservoirs. Présentement, un forage profond de 500 mètres de profondeur est effectué pour l’arrosage du projet de la ceinture verte de la ville de Dakhla. Les travaux de prospection sont estimés à 7 millions DH.Par ailleurs, le programme de PNRR2 (Plan national de routes rurales) à Oued Eddahab Lagouira prévoit la construction et l’aménagement de 513 Km pour 371 millions DH pendant la période 2005/2015. Pour la province de Oued Eddahab, il est notamment envisagé de construire la route 1100 reliant route nationale 1 et Bir Anzarane sur 120 Kms. Pour la province d’Aousserd, il est à citer l’aménagement reliant Bir Gandouz et Tichla sur 166 Km. A terme, les projets de ces différentes routes favoriseront le désenclavement d’une population d’environ 20.000 habitants, indique Mohamed Zahir. Les routes participeront fortement à l’augmentation de la scolarisation notamment chez les filles rurales. En plus des opportunités de travail pour la main-d’œuvre locale et l’accès aux soins médicaux, est-il ajouté. M. R.

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